Le pouvoir de la vulnérabilité : osons être imparfaits et le montrer

Cette vidéo m’a bouleversé. Parce que j’ai été dans la situation de Brene Brown, à chercher sans cesse à cacher une chose que je pensais inavouable face au jugement d’autrui : la vulnérabilité.

Les failles font pourtant partie de la nature humaine. Les accepter et les montrer constituent le véritable acte de courage. La honte est trompeuse et inutile. Soyons vrais, sincères, humains et encourageons les autres à l’être, à commencer par nos enfants.

Je vous laisse visionner cette intervention de Brene Brown. Elle a déjà touché (au coeur) plus de 16 millions de personnes.

Aimez. C’est ce qu’il y a de plus important. Stoppons les critiques, les jugements, la superficialité. Brisons les barreaux de cette prison mentale que tant d’entre nous partageons inconsciemment.

Cette vidéo décrit une étape charnière dans la quête du bonheur : l’estime profonde de soi en dépit de nos défauts. Nous sommes tous pareils, imparfaits.

 

Voici une retranscription des idées essentielles :

 

« Les seules personnes qui n’éprouvent pas la honte sont celles qui sont incapables d’empathie ou de relations humaines.

Ce qui est à la base de cette honte, c’est ce « Je ne suis pas assez bien « .  » Je ne suis pas assez neutre. Je ne suis pas assez mince, pas assez riche, pas assez beau, pas assez malin, pas assez reconnu dans mon travail. » Ce qui est à la base de tout ça, c’est une atroce vulnérabilité, cette idée que, pour pouvoir entrer en relation avec les autres, nous devons nous montrer tels que nous sommes, vraiment tels que nous sommes.

Ceux qui ont un fort sentiment d’amour et d’appartenance pensent qu’ils méritent l’amour et l’appartenance.

La chose qui nous prive de relations humaines est notre peur de ne pas mériter ces relations.

Ceux qui ont ce fort sentiment d’appartenance ont en commun un sens du courage.

Il faut expliquer la distinction entre le courage et la bravoure. Le courage, la définition originelle du courage, lorsque ce mot est apparu dans la langue anglaise — il vient du latin « cor », qui signifie « cœur » — et sa définition originelle était : raconter qui nous sommes de tout notre cœur. Ainsi, ces gens avaient, très simplement, le courage d’être imparfaits. Ils avaient la compassion nécessaire pour être gentils, tout d’abord avec eux-mêmes, puis avec les autres, car, à ce qu’il semble, nous ne pouvons faire preuve de compassion envers les autres si nous sommes incapables d’être gentils envers nous-même. Et pour finir, ils étaient en relation avec les autres, et — c’était ça le noyau dur — de par leur authenticité, ils étaient disposés à abandonner l’idée qu’ils se faisaient de ce qu’ils auraient dû être, de façon à être qui ils étaient, ce qui est un impératif absolu pour entrer en relation avec les autres.

L’autre chose qu’ils avaient en commun était ceci. Ils adoptaient complètement la vulnérabilité. Ils pensaient que ce qui les rendait vulnérables les rendait également beaux. Ils ne prétendaient pas que la vulnérabilité était confortable, ni qu’elle était atroce — comme je l’avais entendu auparavant dans les entretiens sur la honte. Ils disaient juste qu’elle était nécessaire. Ils parlaient de la volonté de dire « Je t’aime » le premier, la volonté de faire quelque chose quand il n’y a aucune garantie de réussite, la volonté de ne pas retenir son souffle en attendant le coup de fil du médecin après une mammographie. Ils étaient prêts à s’investir dans une relation qui pourrait marcher, ou pas. Ils pensaient que c’était essentiel.

Pour ma part, je l’ai ressenti comme une trahison. Je ne pouvais pas croire que j’avais prêté serment d’allégeance à la recherche — le principe même de la recherche est de contrôler et de prévoir, d’étudier un phénomène dans le but explicite de le contrôler et de le prévoir. Et là, ma mission de contrôler et de prévoir aboutissait au résultat que la meilleure façon de vivre est d’accepter sa vulnérabilité, et d’arrêter de contrôler et de prévoir.

Cessons d’anesthésier notre vulnérabilité.

A force de la cacher, de l’enfouir, de la nier, nous commettons d’énormes dégâts et nous nous éloignons du sens véritable de la vie et de notre bonheur.

Le pire est que nos enfants en subissent aussi les conséquences. Nous perfectionnons nos enfants. Lorsque nous les tenons dans nos bras, nous disons : « Regardez-le, il est parfait. Ma tâche est de le garder parfait — m’assurer qu’il intègre l’équipe de tennis dès le CM2, et une Université prestigieuse le plus tôt possible. « .

Mais notre devoir, ce n’est pas cela. Notre devoir, c’est de le regarder, et de lui dire :  » Tu sais quoi ? Tu n’es pas parfait, et tu es conçu pour avoir des problèmes, mais tu mérites de recevoir de l’amour et d’être parmi nous.« .

Et c’est la même chose dans les entreprises. Nous nous évertuons à camoufler cette vulnérabilité, à la tuer à coups de productivité…

 

Il existe une 3eme voie, c’est d’accepter de se montrer, de se montrer vraiment, de se montrer vulnérable ; d’aimer de tout notre cœur, même si il n’y a aucune certitude, de s’exercer à la gratitude et à la joie dans ces moments de terreur, où nous nous demandons :  » Suis-je capable de t’aimer à ce point ? Suis-je capable de croire en cela avec autant de passion ? Suis-je capable d’être aussi fervent ? « . Juste pouvoir s’arrêter et, au lieu de s’imaginer les catastrophes qui risquent d’arriver, de dire :  » Je suis simplement reconnaissant, parce que me sentir si vulnérable signifie que je suis vivant. «  Et pour finir, ce qui je pense est le plus important, c’est de croire que nous sommes bien comme nous sommes. Parce je pense que quand on écoute la petite voix qui nous dit :  » Je suis bien comme je suis « , alors nous arrêtons de hurler, et nous commençons à écouter, nous devenons plus gentils et plus doux avec notre entourage, et nous sommes plus gentils et plus doux avec nous-mêmes.

 

Merci.

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