Pourquoi vous ne devriez plus dire « c’est bien » à votre enfant.

L’expression « c’est bien » fait partie du langage commun. Nous pensons souvent que nous encourageons nos enfants de la meilleure des manière en l’utilisant. Mais c’est une erreur, nous précise Isabelle Filliozat dans « j’ai tout essayé« . Voici pourquoi.

 

Les conséquences du « c’est bien »

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Un enfant qui s’entend dire « c’est bien » après un des ses actes va l’interpréter ainsi :

« Cela aurait pu être « mal » ? »

Cette focalisation sur le jugement « bien ou mal » l’empêche de mémoriser son acte même.

Il va seulement se souvenir de sa fierté et, parallèlement, de la peur de l’échec (« ça pourrait être mal ? »). Son cerveau frontal n’est pas mobilisé.

 

Le pouvoir de la description

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Pour renforcer positivement le comportement de l’enfant, il est important qu’il se souvienne de ce qu’il a fait et donc que quelqu’un le remarque verbalement avec une description.

Ainsi, pour que l’enfant revoit mentalement l’action, il suffit de décrire ce que l’on voit. Cette marque d’attention va déclencher de la joie chez l’enfant. Cette joie déclenche la synthèse de protéines qui vont renforcer la gaine de myéline des neurones impliqués dans cette action et coder le passage de l’influx nerveux qui a permis cette action. L’enfant va donc plus facilement réitérer l’action réussie.

Ainsi, un papa qui dit à son fils « J’ai vu comme tu as passé le ballon à Brian » va permettre à son fils de mémoriser l’action et de la reproduire.

 

Notez que cette astuce descriptive fonctionne aussi avec les adultes qui peuvent encore plus facilement faire un feedback mental de leurs actions (et renforcer ainsi la mémorisation des mouvements afin de les reproduire avec succès).

 

 

J’ai tout essayé est LE livre à posséder dans sa bibliothèque de parents ou de futurs parents (il fait d’ailleurs partie du kit parentalité positive).

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12 réponses

  1. Stéph dit :

    Je ne suis pas totalement d’accord avec le fait qu’il ne faille jamais dire « c’est bien » et est-ce qu’un enfant a la maturité cérébrale pour être tordu au point de dire  » Cela aurait pu être mal? »

    • Jeff dit :

      Commme le stipule Isabelle Filliozat, ces préconisations s’appliquent à partir de 4 à 5 ans. En revanche, une chose est sûre, la description des actes sans jugement est très efficace. J’en ai la preuve tous les jours. 🙂

  2. Stéph dit :

    Je ne pense pas qu’un « c’est bien » accompagné de marques d’intérêt soit néfaste à l’enfant! Peut-être utiliser le moins possible afin de ne pas le banaliser mais de là à dire qu’on ne devrait pas le prononcé, je trouve ça exagéré!

    • martinez dit :

      Je pense avoir compris que la description objective de la situation aide l’enfant à la memorisation; sans cette description, il risquerait de se focaliser uniquement sur la notion de bien ou de mal, bref de jugement comme il est ecrit…mais ce n’est que mon avis…

      • Jeff dit :

        C’est parfaitement cela. L’enfant à qui on adresse une description de ce qu’il a fait se repasse le film de ses actes. Un jugement émis par un parent attire son attention sur le jugement qui peut même apparaitre comme une récompense. En décrivant ce que nous voyons, nous aidons l’enfant à auto-progresser en lui renvoyant le reflet de ses expériences.

  3. Vincent dit :

    C’est pas bien de dire c’est bien, nous dit le titre de l’article. Ce qui est un peu contradictoire avec le contenu de l’article (qui lui me plait bien)

  4. Mont dit :

    N IMPORTE QUOI ! Alors arrêtez de lui dire je t aime bon appétit merci …. Je pense sincèrement que nos enfants n ont pas l esprit aussi torturé que la personne qui essaie de nous faire passer de telles idées

    • Jeff dit :

      « C’est bien » est un jugement. Autant les éviter si c’est possible surtout que l’avis d’Isabelle Filliozat est corroboré par de nombreuses études scientifiques (et neuroscientifiques). Et il existe d’autres manières de communiquer qui favorisent le renforcement positif, autant en profiter ! Quand j’ai pris connaissance de toutes ces informations sur la parentalité positive, j’étais également dubitatif. Puis j’ai essayé et je ne reviendrai pas en arrière même si un simple « c’est bien » peut paraitre anecdotique.

  5. Giovanna Salinas dit :

    même pour les adultes ca marche. C’est toujours plus valorisant quand quelqu’un fait remarquer le détail dans ton travail qui fait que l’ensemble est de qualité par rapport à un boulot juste bouclé à temps et en heure.

  6. mayoral dit :

    On note que la mère s’occupe de la table bien mise et le père des passes avec le ballon… Il y a encore du boulot pour l’éducation !

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