Sortir de chez soi rend optimiste

Sortir de chez soi rend optimiste

« Une promenade, une course, un voyage, voilà des expériences qui nous exposent à la lumière et au plaisir de la nouveauté. Ce qui dépayse rend optimiste en nous montrant que d’autres expériences, d’autres pensées, d’autres émotions sont à notre portée. Toutes les occasions de sortir sont bonnes à prendre. Vous réveillez vos muscles et votre cerveau, vos émotions et votre intelligence. On rentre toujours un peu plus riche et un peu plus optimiste qu’on ne l’était avant de sortir de chez soi. »

Michel Lejoyeux a raison. Sortir de chez soi, qui est une sorte de zone de confort, permet de déconnecter les processus inconscients du cerveau qui automatisent nos faits, gestes et pensées.

Le cerveau se réveille lorsque nous sortons car il reçoit des stimuli différents, cela l’oblige à se remettre en question en cassant nos habitudes. Cela modifie nos humeurs et même notre capacité à créer.

Faut-il sortir pour sortir ou avoir un but (comme rencontrer quelqu’un ou aller à la boulangerie pour acheter du pain) ?

Je pense que les deux sont conciliables. Personnellement, lorsque je sors, j’en profite pour lâcher-prise et me concentrer sur l’instant présent. Je laisse mes pensées à l’appartement. Mon seul objectif est donc de rester en pleine conscience, à l’image d’une marche méditative. Afin de marquer symboliquement le démarrage de cette phase de pleine conscience, une fois ma porte fermée, je prends une longue inspiration et je souris. En route !

Afin de favoriser cet état de pleine conscience, je n’emprunte jamais le même chemin. Je découvre ou redécouvre donc à chaque fois un nouveau paysage et cela m’oblige à rester en mode conscient, à l’abri des jugements. Si des pensées se présentent, et cela est fréquent, je les observe et les laisse s’évaporer.

Au retour d’une promenade, je déguste un verre d’eau (toujours en pleine conscience) et rédige quelques lignes sans réfléchir. Il n’est pas rare que des solutions et idées naissent de cet exercice de rédaction libre.

Notez que j’ai la chance de vivre dans un environnement vert. Il me suffit de cinq minutes pour faire mes premiers pas en forêt ou sur un chemin verdoyant. C’est une chance.

En ce qui concerne les voyages, ils favorisent effectivement l’optimisme mais nous n’avons pas forcément le temps ou les moyens de partir…pour le moment (espoir).

Mais rien ne nous empêche de préparer un voyage de rêve, de s’en faire un but décomposé en mini-objectifs, de s’informer sur la destination qui nous plait, de visionner des vidéos, d’apprendre la langue si c’est dans un pays étranger…

Cette occupation rend elle-aussi optimiste et a une autre conséquence : elle focalise nos ressources inconscientes pour l’atteinte de ce but. Ainsi, si des opportunités se présentent pour contribuer à la réalisation de ce projet, nous en prenons conscience. Notre cerveau nous aide.

 

Pour conclure :

  • Sortir et bouger régulièrement augmentent notre niveau d’optimisme et de bonheur (30 minutes par jour est un bon début).
  • Marcher dans un environnement naturel est excellent pour la santé mentale et physique.
  • Si vous ne pouvez pas voyager pour le moment, faites-en un objectif qui donnera du sens à votre vie.

 

Source :

« Les 5 clés du comportement » de Michel Lejoyeux.

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