Reconnaitre les émotions chez quelqu’un, c’est déjà l’aider

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Parfois, nous ne savons même pas quel type d’émotion nous ressentons. Peut-être parce que nous nous interdisons de la ressentir, ou que nous la remplaçons automatiquement par une autre, ou encore que le droit à l’expression émotionnelle ne nous a encore jamais été donné explicitement.

Or, une émotion qui ne s’exprime pas dans l’instant risque de s’enfouir et de gagner en intensité, menaçant de ressortir avec plus de force à un moment où nous nous y attendons le moins.

On peut aider les personnes qui rencontrent des difficultés à accepter leurs émotions et à les verbaliser.

Cette difficulté peut venir d’une immaturité naturelle (c’est le cas des enfants dont le cerveau est immature) ou des raisons évoquées plus hauts (pour les adultes).

Quoi qu’il en soit, il existe une approche qui favorise la libération émotionnelle chez autrui. Elle se base sur une méthode simple :

« Reconnaître oralement l’émotion que nous voyons chez autrui ».

Cela demande, il est vrai, un entrainement et une certaine aisance personnelle en terme de gestion de nos propres émotions. Dans les prérequis, nous pouvons aussi ajouter l’acquisition d’un vocabulaire des émotions (la littérature aide d’ailleurs à étoffer ce vocabulaire).

 

La phrase clé : 

« Je vois que tu es blessé/triste/en colère… »

Il s’agit d’une phrase simple mais elle a de nombreux effets bénéfiques.

  • elle fait prendre conscience à la personne à laquelle on s’adresse qu’on s’intéresse à elle en toute bienveillance et que nous la soutenons sans la juger.
  • cette preuve d’empathie peut aider à libérer l’émotion par des pleurs par exemple qui seront suivis par une phase de réconfort (prendre quelqu’un dans ses bras déclenche la production d’ocytocine dans le cerveau)
  • elle permet d’établir un dialogue après avoir reconnu et accepté l’émotion afin que la personne puisse par exemple identifier ses besoins insatisfaits en commençant par raconter, s’il en a envie, ce qui s’est passé pour en extraire un sens (verbalisation, narration, identification des besoins déclencheurs des émotions).
  • elle aide à développer la connaissance de soi par « miroir ». Ce que je vois chez l’autre est déjà en moi. J’ai peut-être moi-aussi quelque chose à comprendre, une blessure à guérir, des décisions à prendre…

Cette phase de reconnaissance de l’émotion est vraiment essentielle pour aider autrui (et s’aider soi-même) au quotidien.

Je pense que nous développerions notre bien-être collectif en nous focalisant sur les émotions en action plutôt que de vouloir conseiller ou pousser chaque individu que nous croisons.

 

Essayez de vous exercer dans la journée et observez les résultats de cette approche émotionnelle avec autrui. Vous prendrez conscience de ce langage souvent non-verbal qui permet de comprendre. Et lorsqu’on comprend, on ne peut plus nourrir de haine.

Concentrez-vous sur les émotions, elles nous relient tous.

 

Pour aller plus loin :

Les 4 clés de la communication non violente (CNV)

Comment aider quelqu’un submergé par ses émotions : Apprenez à écouter avec le coeur

Outils : vocabulaire et cartographie des émotions

7 excellentes raisons d’être plus tactile: câlins, caresses, baisers sont des remèdes anti-deprime !

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