Le burn out parental : analyse et solutions

Je vous invite aujourd’hui à découvrir un reportage sur le burn out parental, un état d’épuisement mental et physique, véritable phénomène en pleine explosion qui touche autant les pères et que les mères.

Selon Liliane Holstein, auteure du livre « « Le burn out parental », « d’un point de vue sociologique, on est à une charnière de la vie de nos sociétés occidentales modernes où après avoir passé 30 ans à courir après la réussite, les gens n’en peuvent plus, ils sont au maximum de ce qu’ils peuvent supporter neurologiquement. Entre la pression dans les entreprises et la pression de faire mieux que les générations passées, ça devient délirant. Nous avons le système nerveux qui ne peut pas supporter au-delà de certaines limites tout ce qui nous est envoyé à longueur de journée. On est bombardé d’informations au quotidien à chaque seconde, il y a réellement un épuisement avec une culpabilité si l’on ose ne pas tenir la route. Cette culpabilité est terrible, au niveau social, au niveau des enfants, de la vie de tous les jours. Je reçois à longueur de temps des gens qui ne savent plus par quel bout prendre leur vie. » via Le Cercle Psy N°16

Quelques suggestions pour s’en sortir :

La première est une prise de conscience de cet état de burn out et une verbalisation auprès de l’entourage (y compris les enfants). Il n’y a aucune honte à s’avouer épuisé mentalement et physiquement et à demander de l’écoute, de l’aide. De plus, ceci constitue un premier pas vers la transformation du problème (acceptation) en solutions (la demande et la recherche de ressources). Cette étape sera idéalement entamée avec un médecin traitant avec lequel un bilan santé sera établi et des pistes émergeront (suivi psychologique, nutrition, sommeil, etc.) . Ce médecin représente aussi un moyen d’être écouté et de pouvoir ainsi poser des mots sur des émotions.
Notez que cette verbalisation émotionnelle est essentielle. Comme nous l’explique Catherine Gueguen, « Nommer ce que nous ressentons nous fait du bien ».

Et ce bien-être est visible au niveau de notre cerveau. En effet, « quand nous sommes stressés, l’amygdale cérébrale, centre de la peur, provoque la sécrétion de cortisol, de l’adrénaline, molécules qui, en quantité importante peuvent être très toxiques pour notre santé physique et psychologique. Quand nous parvenons à poser des mots sur des émotions, nous diminuons l’activité de l’amygdale, la sécrétion d’adrénaline et de cortisol ralentit, notre stress diminue et nous nous apaisons. »

Thomas d’Ansembourg conseille de se demander deux ou trois fois par jour : « Comment je me sens, là, maintenant ?«

La seconde est de s’entourer et préférentiellement de favoriser les rencontres et les contacts directs dans la vraie vie, même si les échanges sur des forums et autres pages facebook peuvent quelque peu soulager. Ces contacts peuvent prendre la forme de participations à des réunions d’association de parentalité ou spécifiquement autour du burn out.

Voir sur Google près de chez vous.

Association Pâtes au beurre à Nantes

Maison verte à Paris

Allo Parents bébé (numéro vert)

 

 

La troisième est de se doter de méthodes pour réguler le stress et lâcher prise avec, en tête, la respiration.

Voici quelques pistes :

  • Respiration

  • Méditation

  • Hypnose

Sophrologie

D’autres techniques efficaces dans cet article.

La quatrième est de s’occuper de soi et de pratiquer l’auto-compassion

Nadine Gaudin nous explique de façon très visuelle l’importance de prendre soin de soi pour éviter de perdre le contrôle et nous laisser submerger par des émotions telles que la colère.

La cinquième est de s’engager dans la simplification de sa vie pour vivre plus en « pleine conscience »

C’est une démarche souvent longue mais qui s’avère payante.

Dans la simplification, j’inclus les trajets inutiles, limiter l’accès aux médias actualité, la revente des objets superflus, le questionnement possible sur un changement de travail pour occuper des fonctions moins anxiogènes et redonner du sens, etc.

 

La sixième est de se former à la parentalité positive et à la communication non-violente. L’une permet de remettre l’empathie au centre de nos vies et l’autre de répondre de mieux en mieux à nos besoins (ainsi qu’à ceux des autres).

Voici un article contenant de nombreuses ressources sur la parentalité positive.

Et voici un autre article sur la cnv (communication non violente).

Un exemple de ce que peut vous apporter la cnv : Eliane Régis, formatrice certifiée en communication non-violente, nous explique comment apprendre à dire non en se concentrant sur nos besoins ET sur les besoins d’autrui.

 

J’espère que cet article vous aura aidé.

 

A lire :

« Le burn out parental » de Liliane Holstein

La fatigue émotionnelle et physiques des mères : le burn out maternel

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