Le contact : un besoin essentiel pour les enfants

« Quand les besoins de contact de l’enfant ne sont pas suffisamment remplis, ses circuits cérébraux sont en manque. Crise de rage, de pleurs pour un rien, comportements excessifs sont autant de manifestations de détresse du système nerveux. Echanger des « je t’aime », faire un câlin ou jouer ensemble, charge l’organisme en ocytocine, l’hormone du bonheur. L’enfant comme le parent se sentent pleins, heureux, rassasiés.«  Isabelle Filliozat, « J’ai tout essayé ».

Le besoin de contact corporel bienveillant satisfait donc un besoin essentiel chez l’enfant qui va, s’il en manque, adopter des comportements dont la finalité pourrait ne pas être correctement interprétée par les adultes.

Marijke Sluijter dans son livre « Le toucher, un besoin vital » écrit que lorsque le contact vient à faire défaut, les enfants sont fragiles et il recherche ce contact parfois par la confrontation (notamment en classe) ou, pour les tout-petits en crèche, en se désintéressant des jouets et des peluches afin d’être pris dans les bras.

L’auteure cite également le cas d’enfants prématurés, ou ouverts à trop de sollicitations ou d’enfants autistes qui n’aiment pas les contacts car ils leur sont douloureux.

Pour combler néanmoins ce besoin, il est alors possible de pratiquer des massages, d’utiliser un gant d’une matière douce (soie, flanelle,…) ou de caresser doucement avec une poupée de chiffon qui leur permettra de s’accoutumer aux contacts.

Le contact peut aussi déclencher des pleurs de libération d’une émotion restée bloquée. Dans ce cas, il est nécessaire d’encourager l’enfant à pleurer jusqu’à ce qu’il se sente mieux au lieu de le consoler. « Pleurer est une réaction saine pour digérer une blessure ».

 

Deux citations pour terminer cet article :

« Quand vous tenez un enfant dans vos bras, ou quand vous étreignez votre mère (ou votre mari, ou un ami), si vous inspirez puis expirez trois fois, votre bonheur en sera au moins multiplié par dix. » Thich Nhat Hanh

 

La psychothérapeute Virginia Satir affirme que :

« Nous avons besoin de 4 câlins par jour pour survivre.

Nous avons besoin de 8 câlins par jour pour l’entretien.

Nous avons besoin de 12 étreintes par jour pour grandir. »

 

Bibliographie :

« Le toucher, un besoin vital » de Marijke Sluijter

« J’ai tout essayé ! » d’Isabelle Filliozat

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