3 étapes pour transformer la colère en compassion

Souvent, la colère est irrationnelle. Elle provient d’un conditionnement qui s’appuie sur un schéma de pensée et de réaction automatiques dans des situations que nous interprétons comme des sources de frustration ou d’agression. 

De la même façon que ces habitudes se sont installées, il est possible de s’orienter vers une reprogrammation interne afin de se servir de la puissance de cette émotion au profit d’un élan de compassion.

Transformer la colère en compassion est possible et même souhaitable du point de vue de notre santé physique et mentale…et de notre bien-être en société.

N’oublions pas que la colère est aussi un frein à l’accession de nos besoins. Aimez-vous satisfaire la demande de quelqu’un qui vous menace ou vous crie dessus ? Probablement pas.

 

Dans leur livre « Une vache sur ma place de parking« , Leonard Scheff et Susan Edmiston s’appuient sur cette image d’une personne qui se fait piquer sa place de parking devant ses yeux par un conducteur d’un gros 4X4. Dans cette situation, nous prêterions volontiers une intention négative à ce conducteur, cette pensée alimentant le feu de notre colère. Colère qui, si nous l’exprimons, se retournera contre nous, posant les fondations d’un conflit…et de longues ruminations.

Mais, connaissons-nous la raison exacte de ce « vol de place de parking » ? Comment réagirions-nous si c’était une vache qui nous avait piqué cette place ?

Nous présumons d’une intention. Et cette présomption n’est pas la réalité.

Peut-être que le conducteur de 4X4 avait un enfant malade et se précipitait à la pharmacie pour acheter des médicaments ?

La première étape pour transformer la colère en compassion est par conséquent d’éviter de présumer d’une intention quelconque. Pas de jugement équivaut à pas d’énervement. Nous gardons nos capacités intellectuelles pour raisonner et communiquer.

 

Passons à la deuxième étape : relativiser.

En nous soufflant cette place de parking, notre véhicule n’a pas été embouti. Cela aurait pu arriver. Et aux préjudices moraux se seraient ajoutés des dégâts matériels.

Pire, vous auriez pu vous faire agresser lorsque vous avez actionné votre Klaxon pour réclamer votre « droit » à cette place. Cela ne s’est pas produit. Vous avez échangé des reproches mais avez réussi à garder votre sang froid.

Autre argument : ce n’est qu’une place ! Certes, vous l’aviez trouvé après avoir tourné quelques temps mais cela prouve que vous êtes capable d’en trouver une autre.

Enfin, combien de fois cela vous est-il arrivé de perdre ainsi une place de parking ? Une, deux ? Peut-on parler d’anecdote et de probabilité plutôt positive?

En se concentrant sur les points satisfaisants des situations, nous apaisons nos réactions instinctives d’attaque/défense et cultivons notre résilience.

La troisième étape est d’essayer de considérer avec compassion la personne que nous estimions précédemment à l’origine de notre colère. Pour cela, nous pouvons imaginer être à la place de notre conducteur de 4X4. Lui-aussi à des besoins identiques aux nôtres : il veut être heureux, reconnu, aimé,…et sa vie actuelle est peut-être source de stress et de déception. Il a l’impression de perdre pied, d’être dépassé. Et sa propre colère est un moyen de se réparer, de se sauver,…, d’ailleurs, ce sont ces préoccupations qui l’ont empêché de voir que nous attendions la place dans laquelle il s’est engouffré.

En ouvrant notre perception ainsi, on peut alors pardonner et, pourquoi pas, demander ce dont nous avions besoin à cette personne qui sera d’autant plus réceptive qu’elle ne se sentira pas agressée. Ce conducteur de 4X4, en découvrant ce que nous avons ressenti sera sûrement d’accord pour trouver une solution qui convienne à deux êtres humains qui viennent de se croiser par hasard sur une minuscule partie de cette terre, dans une fraction infime de notre vie…

À méditer.

 

Source : « Une vache sur ma place de parking » de Leonard Scheff et Susan Edmiston

 

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