Les colères des enfants sont utiles à leur équilibre

La colère est une émotion utile. Elle se déclenche pour signifier qu’un besoin n’est pas satisfait. Lorsque nous sommes adultes, nous essayons de décrypter cette colère et tentons de l’apaiser par un effort de pensée et en se relaxant. Il arrive aussi que nous explosions malgré notre expérience et notre maturité neuronale.

Pour l’enfant, la situation est beaucoup plus périlleuse. Si un de ses besoins vient à manquer, il va subir une vague de colère sans pouvoir la réguler ou la transformer en action corrective, comme le fait de tout simplement demander ce qui lui fait défaut. La faute à l’immaturité d’une partie du cerveau où siègent les fonctions supérieures (les réflexions, la logique,…) : le cortex préfrontal. Cette émotion qui l’envahit, accompagnée de stress, le pousse dans l’adoption de comportements qui « brouillent » les pistes car l’enfant réagit instinctivement. C’est son cerveau émotionnel qui est aux commandes. Ainsi, l’enfant peut être soudain apathique, provoquant ou devenir agressif,…bien qu’il n’y ait aucune intention malveillante derrière cela. C’est un S.O.S. lancé en direction des personnes en qui il a le plus confiance comme ses figures d’attachement (papa et maman par exemple).

Il est par conséquent important d’accueillir la colère d’un enfant, de ne surtout pas la réprimer, et de le guider vers la résolution de ce qui ne va pas, une clé qui est hors de sa portée. Au fil du temps, il parviendra progressivement à surfer sur sa vague de colère. C’est à partir de 6 ans que ce cap est visible, pour peu que nous, parents, l’ayons accompagné avec empathie pour faciliter la maturation de ce cortex préfrontal si essentiel à l’intelligence émotionnelle.

Les colères des enfants résonnent parfois en nous et se transmettent, menaçant de se déclencher chez nous en échos. Nous devons donc d’abord remplir notre coeur de compassion, nous calmer et garder ce message en tête : « notre enfant a besoin d’aide ». Ce n’est pas toujours simple car notre résistance peut être érodée par une exposition répétée au stress et à la fatigue. Dans tous les cas, la respiration et les pensées bienveillantes sont nos alliées.

 

Anticiper les colères

Selon ce que nous venons de décrire, il est possible d’anticiper les crises de colère en veillant à ce que les besoins de l’enfant soient satisfaits.

Mieux, nous pouvons l’entrainer à identifier ses émotions et les besoins associés afin qu’il montre ou verbalise ce qui lui manque avant une crise.

Voici deux documents au sujet des besoins :

 

Outils de retour au calme

Dans la même idée d’accompagnement, nous pouvons lui suggérer des méthodes pour revenir au calme, étape préalable à la résolution du déclencheur et à la recherche de solutions.

 

 

Pour finir, je vous invite à écouter Isabelle Filliozat

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