Phrases et méthodes pour aider les enfants à réussir à l’école (et surtout dans la vie)

C’est lundi matin, à 35 ans vous voilà dans un nouveau job pour lequel vous n’êtes pas du tout formé. Pire, selon son descriptif, vous allez devoir utiliser des maths dont vous avez horreur. Vous vous souvenez encore de la réflexion d’un professeur de collège devant toute la classe : « Tu n’es pas fait(e) pour ça ! » alors que vous veniez de passer l’après-midi à essayer de comprendre ces satanées fractions…

Bref, cela s’annonce très très compliqué…d’autant que vous avez accepté ce poste par rapport à ce que les autres auraient pensé si vous aviez refusé…

Aïe…

 

Les croyances

Ce scénario est très répandu chez les humains. Nous sommes souvent confrontés à des expériences inédites et notre cerveau tente de les rapprocher de ce que nous avons déjà connu car il sent une menace et veut nous aider…

Sauf que ce cerveau si magnifique fait remonter en priorité les croyances négatives et les pensées anxiogènes car c’est ainsi qu’il nous a gardé en vie jusqu’à maintenant. En nous évitant les dangers potentiels. Il oublie facilement tout ce qui a eu une issue positive, préférant la phrase décourageante d’un professeur de mauvais poil à la preuve flagrante de compréhension lorsque vous avez brillamment expliqué devant toute la classe pourquoi deux droite parallèles n’avait aucun point d’intersection et étaient toutes les deux perpendiculaires à une autre droite puisque l’une des deux l’était.

Et c’est ainsi qu’un sentiment d’impuissance nait et grossit dans la tête des enfants et parasite les choix et la liberté d’agir durant toute la vie.

Donc, les croyances sont une des clés de la performance (et de l’épanouissement). Quand on a pris conscience que ces croyances sont totalement arbitraires et qu’il est possible de les supprimer et de les remplacer, on respire et on sourit. Tout redevient possible.

Pour favoriser les croyances positives, les parents ont un rôle central à jouer car les enfants les écoutent en priorité, même quand ils ne semblent pas attentifs.

C’est donc un pouvoir immense que nous avons entre les mains et une sacrée responsabilité…surtout si nous n’avons pas encore dépassé nos PROPRES croyances limitantes…

Les croyances sont ainsi soit un lanceur de fusées (avec un carburant vert), soit un poids énorme à trainer sur une côte raide… Que choisissez vous ?

Le lanceur de fusées ? Moi aussi. Alors nous allons éviter les sources de mauvais stress pour favoriser la bienveillance et la saine motivation. Après tout, c’est en étant heureux qu’on réussit. Pas l’inverse.

 

À éviter :

« Tu es nul(le). »

« Tu ne travailles pas assez. »

« Tu es intelligent. »

« Tu es comme moi/ comme ton frère. »

« Les filles sont nulles en maths. » « Les garçons n’ont aucune sensibilité pour la littérature. »

« Ta note est catastrophique. C’est la fin du monde. »

« Tu n’auras pas de travail si tu échoues à l’école. »

« Tu te plantes partout et tout le temps. »

« Tu l’as bien mérité ! »

« Tu es privé(e) de console pendant une semaine. »

« Moi je m’en fous, je suis déjà allé à l’école. »

« Si tu échoues, attention… »

« C’est ta dernière chance avant qu’on t’inscrive au pensionnat. »

 

Préférez :

« Voyons ensemble ce que tu as réussi à faire. »

« Quelle matière te plait ? »

« Je vois que tu as consenti beaucoup d’effort. »

« Tu n’as pas compris pour le moment. Ce n’est qu’une question de temps. »

« De qui/ de quoi as-tu besoin ? »

« Plus tard, tu pourras créer ton propre job si tu n’en trouves pas un comme tu le souhaites. Et tu pourras même en changer quand tu voudras ! »

« Appuie-toi sur tes forces/ tes talents/ ta créativité. »

« Tu te souviens de la fois où tu as réussi ceci. Comment tu t’y étais pris ? »

« Et si on transformait ton exercice en jeu ? »

« Je t’aime et j’ai confiance en toi. »

« Je crois en toi. »

« J’aimerais que tu m’apprennes comment additionner ces deux fractions maintenant que tu sais. »

« Nous avons plusieurs types d’intelligences. Pour les connaitre, voyons quand tu prends le plus de plaisir à faire quelque chose. »

« Et si tu bougeais/ sautais/marchais/chantais pour apprendre cette poésie ? »

« Je remarque que tu es content de dessiner ! Tu es dans ton élément ! »

« Tu pourrais peut-être proposer ton aide à un copain/une copine ? »

« Tu t’es trompé ? Tant mieux ! Tu te rapproches de la solution ! »

« Tu es ce que tu fais. Oublie les étiquettes, elles sont pour les objets inanimés. »

« Qu’as-tu appris aujourd’hui ? »

« Ton cerveau va t’aider à trouver, même si tu penses à autre chose. »

« Et si tu essayais de créer une carte mentale pour comprendre et mémoriser ? »

« C’est ici et ici simplement que tu as besoin de revoir. Le reste est OK. »

« Tu n’es pas ta note. »

« Listons toutes tes idées et choisis ce qui te parait pertinent. »

 

Ces phrases me paraissent essentielles mais elles nécessitent aussi des méthodes facilitantes :

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