Comment développer l’empathie chez les enfants

Chaque fois que nous essayons de prendre un autre point de vue (celui d’une autre personne ou le nôtre à un autre moment dans le temps), nous nous appuyons sur nos connaissances de théorie de l’esprit pour donner un contenu au nouveau point de vue que nous considérons. La théorie de l’esprit est aussi mobilisée pour établir la responsabilité morale d’une personne (un acte qui a causé du tort à quelqu’un a-t-il été commis de manière intentionnelle ?). Enfin, la théorie de l’esprit est étroitement liée à l’empathie : c’est ce que nous pensons être les états mentaux d’une autre personne (son embarras, sa douleur, etc.) qui nous permet de ressentir de l’empathie à son égard.

Le réseau cérébral qui sous-tend la théorie de l’esprit est très étendu et comprend le cortex préfrontal médian, le cortex préfrontal latéral, les pôles temporaux, la jonction temporo-pariétale et le cortex cingulaire postérieur. Ceci implique donc une développement du cerveau spécifique. (via)

Ainsi, comprendre les états mentaux d’autres personnes est une capacité qui s’acquiert progressivement et qui dépend du niveau de maturation du cerveau. L’enfant n’est donc pas « équipé » complètement dès sa naissance.

Voici les étapes de développement jusqu’à 8 ans :

  • Autour de 18 mois : l’enfant est capable d’interpréter l’intention d’un adulte et de lui apporter son aide. Il présente l’envie spontanée d’aider, signe de son empathie et de sa volonté de participation.
  • Autour de 3 ans : l’enfant pense que tout le monde a les mêmes idées et le même point de vue que lui.
  • Autour de 5 ans : l’enfant comprend que les autres pensent différemment de lui et n’ont pas les mêmes connaissances que lui.
  • À partir de 7/8 ans : l’enfant parvient à différencier le mensonge d’une plaisanterie.

 

Comment aider un enfant à mieux comprendre autrui

Pour aider un enfant à développer sa compréhension d’autrui, voici quelques conseils :

  • Les adultes autour de l’enfant peuvent verbaliser leurs ressentis et leurs pensées. Ils peuvent aussi expliquer leurs intentions et essayer de décrypter chez eux et les autres les besoins à l’origine des comportements : par exemple, l’agressivité comme un besoin d’attention. La Communication Non Violente est aidante dans ce sens puisqu’elle associe directement une émotion à un besoin en passant par une phase d’observation.
  • Faciliter la verbalisation émotionnelle des enfants grâce à des outils (voir cet article) et une écoute empathique (en accueillant les émotions de l’enfant tenter de les étouffer ou de juger)

    Pour télécharger cette roue au format PDF, cliquez ici.
  • Raconter des histoires et discuter des états d’âmes des personnages : cela développe le langage et la faculté à se projeter dans les différents points de vue.
  • Toutes les activités qui font appel à la concentration, la mémoire de travail ou le contrôle du comportement (méditation, stratégie mentale de d’anticipation situationnelle « si il se passe ceci alors que feras-tu ? », un jeu comme crazy cups…)

Sources :

Encyclopédie Universalis 

« La vie secrète des enfants » de Edouard Gentaz, Léonard Vannetzel, Solange Denervaud

 

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