Les conseils des sages pour un bon usage des émotions

Dans leur livre « Trois amis en quête de sagesse », Alexandre Jollien, Matthieu Ricard et Christophe André nous offrent de précieux conseils pour mieux gérer nos émotions : les accepter pour se libérer de celles qui nous font souffrir et cultiver celles qui nous sont agréables. Ils nous rappellent aussi que c’est un apprentissage permanent.

Vous trouverez à la fin de l’article des liens vers des outils et une méditation guidée par Christophe André.

 

Commençons par les explications de Christophe André quant à l’origine des émotions, leur lien avec les pensées et les comportements qu’elles génèrent :

« Les émotions ont toujours une cause, qu’il s’agisse d’une cause extérieure (un événement qui nous contente ou nous agresse), ou d’une cause liée à des états biologiques (comme la fatigue ou le manque de sommeil) ou encore à des représentations mentales (lorsqu’on se représente mentalement une situation, on peut ressentir de la honte par rapport à ce qu’on a fait, ou de la peur, de la tristesse, de la culpabilité, de la colère…). Nous considérons que les émotions sont un mode de réponse préverbal aux situations : elles apparaissent souvent avant même que nos pensées arrivent à notre esprit, par exemple lorsque dans la colère ou la peur notre corps se crispe et réagit avant même que nous commencions à mentaliser sur ce qui nous énerve ou nous inquiète. Dans l’évolution des espèces, les émotions précèdent toujours l’apparition du langage parlé, et à ce titre, elles gardent une sorte de primauté sur la capacité à conceptualiser, bien que, chez l’être humain, elles soient indissociables des pensées, comme une carte à jouer ou une pièce de monnaie où il est impossible de séparer le côté pile du côté face. Les émotions apparaissent à notre esprit à la fois par un ressenti corporel et par des pensées ou une modification de notre vision du monde. C’est là qu’elles peuvent nous tromper une première fois : on peut avoir l’impression que c’est le monde tel qu’il est qui pose problème, alors que c’est notre vision du monde sous l’emprise de l’émotion. Et puis, dans un troisième temps, il y a les conséquences des émotions. Toutes les émotions entraînent ce qu’on appelle des programmes de tendance à l’action. La colère pousse à des actions agressives ou violentes, la tristesse pousse au repli, la peur pousse à la fuite, la honte pousse à la dissimulation, au fait de se cacher, etc »

 

Passons maintenant aux conseils des « sages » : 

Matthieu Ricard :

  • Aiguisons notre attention pour prendre conscience de nos émotions négatives au moment où elles surgissent. Sinon, elles s’installent et se propagent comme un poison. « C’est en effet beaucoup plus facile de travailler sur nos petits agacements, nos petites tristesses, nos petites inquiétudes, nos petites hontes, que sur les grandes flambées des mêmes émotions. »
  • Apprenons à mieux connaitre nos émotions. Celles qui contribuent au bonheur et celle qui le détruise. Cette attention et cette connaissance des émotions nous donneront du pouvoir sur notre vie.
  • Focalisons-nous sur les émotions positives en guise d’antidote des émotions négatives.
  • Libérons-nous des émotions désagréables pour faire de la place pour les émotions agréables. »En éliminant de notre espace mental la haine, le ressentiment, l’avidité et les autres émotions perturbatrices, on laisse la place à l’amour altruiste, à la joie et à la paix intérieure. »

Christophe André

  • Aimons toutes les émotions. Elles sont des signaux de nos besoins. Les émotions désagréables se déclenchent quand nos besoins sont insatisfaits tandis que les émotions agréables nous indiquent que nous sommes sur la voie de notre épanouissement.
  • Cultivons les émotions agréables car notre niveau de bonheur dépend de la proportion entre celles-ci et les émotions désagréables. Il est bénéfique pour notre moral d’avoir 2 à 3 fois plus d’émotions agréables que d’émotions désagréables.
  • Ne nous décourageons pas : malgré nos efforts, nous serons toujours exposé aux risques de rechute. Soyons patient et bienveillant envers nous-même. Nous sommes en apprentissage permanent.

Alexandre Jollien :

  • Laissons passer et ne considérons pas l’émotion comme un adversaire. Regardons-les éclore et disparaitre. Pour les émotions douloureuses, acceptons-les et remarquons leur présence afin de nous en libérer.
  • Pratiquer : c’est en s’entrainant à les observer qu’on y parvient de mieux en mieux. La méditation pleine conscience aide beaucoup en cela.
  • Désencombrons-nous l’esprit : pour connaitre la joie, débarrassons-nous des habitudes, réflexes, peurs, avidités… pour plus de simplicité.

Méditations gratuites :

Pour compléter, voici quelques articles utiles :

Outils : vocabulaire et cartographie des émotions

22 infos essentielles sur nos émotions (+ outils pour les exprimer)

Les 10 émotions positives qui nous donnent des super-pouvoirs

 

Source :

« Trois amis en quête de sagesse » est en commande sur Amazon (format papier et numérique) et chez votre libraire préféré.

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