9 schémas de pensées qui dirigent nos vies

Le psychologue américain Jeffrey Young a mis en évidence des schémas de pensées que nous suivons inconsciemment au quotidien. Ils sont comme des chemins programmés dans notre GPS interne et nous emmènent inexorablement aux mêmes endroits de notre vie selon des scénarios qui se répètent…Ainsi, le sentiment de vivre les mêmes aventures et de rencontrer les mêmes types de personne n’est pas qu’une illusion…

Jeffrey Young a référencé 18 schémas dont voici les principaux. Cette liste est importante car identifier ces processus mentaux qui orientent nos choix et nos actions est un moyen de reprendre le contrôle pour les éviter.

Notons que chacun de nous peut obéir à plusieurs schémas.

La carence affective et la peur de l’abandon

La carence affective est un profond sentiment d’insécurité qui nous pousse à penser que nous pourrions ne plus être aimé. Nous réclamons donc de grandes preuves d’amour mais cela ne nous réconforte jamais totalement.

Nous utilisons tous les moyens possibles qui vont de l’assujettissement (« Je fais tout ce qui te fait plaisir ») au chantage affectif (« Si tu me quittes, je me jette par la fenêtre ») en passant par des demandes de réassurance (« Promets-moi que tu m’aimes et que tu ne m’abandonnera jamais »).

Ces exigences peuvent être adressées à un conjoint, un ami ou un enfant jusqu’à ce que la relation devienne anxiogène et étouffante.

La carence affective et la peur de l’abandon trouvent leurs racines dans la prime enfance. L’amour parental était peut-être absent ou insuffisant. L’enfant intérieur souffre encore de cette blessure.

La peur du danger

Le danger peut revêtir plusieurs formes : la maladie, la pauvreté, l’échec,…
Ce schéma peut aussi s’exprimer par une peur de perdre le contrôle de soi-même, par exemple devenir brusquement fou, ou une peur d’une catastrophe imminente.

Cette peur du danger trouve ses origines dans des expériences traumatisantes (mort d’un cancer d’une personne proche, accident, …), une surprotection dans l’enfance (qui a empêché de se frotter aux peurs pour les apprivoiser) ou encore à des messages entendus et répétés souvent qui ont forgé des croyances limitantes (« On n’est jamais à l’abri d’un coup du sort » « On ne jette pas l’argent par les fenêtres »).

Le syndrome de l’imposteur

Ce syndrome est une forte croyance qui nous convainc que nous ne sommes pas assez compétents, que nous ne serons pas à la hauteur, que les gens nous font confiance, mais qu’un jour nous serons démasqués et que nous apparaitrons tels que nous sommes en réalité : des incompétents. Nous pensons ne jamais mériter nos succès. Quand nous souffrons de ce syndrome, nous adoptons deux attitudes :

  • la surcompensation : pour palier à nos « insuffisances imaginaires », nous développons du perfectionnisme et nous nous imposons des exigences très élevées.
  • nous nous auto-sabotons en refusant des opportunités car nous sommes certains d’échouer. Si nous réussissons, nous attribuons ce succès à la chance, aux circonstances extérieures,… au lieu d’en reconnaître la responsabilité.

Ce syndrome de l’imposteur est le marqueur d’un manque de confiance en soi et d’estime de soi.
Il provient d’un éducation où l’intelligence et les performances étaient valorisées et récompensées par des compliments et des étiquettes. Les comparaisons étaient également pratiquées.
À l’âge adulte, le syndrome se renforce dans un cadre compétitif.

La dépendance

La dépendance est un schéma qui empêche d’être autonome. Il provient là-aussi de l’enfance : des parents qui faisaient à la place de l’enfant, le surprotéger,… Ainsi, les nouvelles expériences sont une source de panique et sont d’ailleurs soigneusement évitées pour privilégier une « zone de confort » qui n’en est pas vraiment une.

Les droits personnels exagérés

Ce schéma nourrit la croyance que les droits et les besoins de la personne priment sur ceux des autres.
Ceci provient d’une éducation laxiste où aucune règle n’était défini pour guider l’enfant. L’absence de cadre est à l’origine d’un sentiment d’omnipotence qui ne doit souffrir d’aucune frustration. En cas d’opposition, la colère se réveille rapidement et produit des comportements impulsifs et asociaux.

Le dévouement

Ce schéma est de l’abnégation totale. C’est un schéma de sacrifice de soi. Les intérêts des autres ont une priorité absolue au détriment de nos besoins réels. Les personnes dans le dévouement se donnent tant qu’elles risquent l’épuisement physique et mental puisqu’elles n’écoutent pas leurs propres signaux d’alerte.

Ce dévouement se solde par une incapacité à dire « non  aux sollicitations.

Ce schéma peut provenir du mimétisme face à une figure d’attachement (un parent) ou d’un rôle de « sauveur » mené pendant l’enfance (avec un parent malade par exemple).

La méfiance

Ce schéma nous rend suspicieux et méfiant envers notre entourage. Nous soupçonnons des trahisons, imaginons des complots, des tromperies,… Nous accordons difficilement notre confiance et pouvons être très rancuniers. Nous prêtons des intentions maléfiques aux autres.

Alors, nous nous cachons sous une carapace.

Cette méfiance est un système de protection par rapport à des humiliations, des abus ou du harcèlement subis pendant l’enfance ou relativement à une trahison ressentie alors (un adultère par exemple).

Le rejet

Les moqueries, les exclusions, les humiliations vécues pendant l’enfance sont à l’origine du schéma de rejet. Cette peur du rejet est restée vive, entrainant des comportements de mise à l’écart et une forme de « timidité » qui prive d’expériences sociales épanouissantes.

Le pessimisme, le négativisme

Le pessimisme est une tendance à voir toujours le verre à moitié vide et à se focaliser sur tous les aspects négatifs d’une expérience vécue ou à vivre. Ce schéma s’accompagne d’une propension à se plaindre et à râler. C’est un schéma très anxiogène.

 

Je vous invite sincèrement à lire le livre d’où proviennent ces informations. Il apporte de nombreuses solutions : « Votre meilleur ami, c’est vous » de Claire Mizzi et Dr Céline Tran

 

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