Ces tendances négatives de notre cerveau qui provoquent anxiété, pessimisme, dépression, peine, culpabilité…

le cerveau de bouddhaSi vous êtes aujourd’hui en train de lire cet article, c’est que l’Homme a réussi à survivre face aux dangers de son environnement.

Certes, les « dangers » ont subi une importante transformation ou ont même disparu depuis mais les mécanismes cérébraux qui ont permis cet exploit de défense constante sont toujours là.

Rick Hanson et Richard Mendius les détaillent dans leur livre « Le Cerveau de Bouddha« .

Cette explication fera la lumière sur quelques biais qui sont à l’origine de nombreuses souffrances.Car c’est bien de cela qu’il s’agit : les stratégies d’évitement provoquent des émotions telles que l’anxiété, le pessimisme, la dépression, la peine, la culpabilité…

 

Voici les 6 moyens à disposition du cerveau pour éviter les dangers

 

Vigilance et anxiété

Même quand nous ne faisons rien, notre cerveau veille via un réseau par défaut. L’une des fonctions de ce réseau est de scanner notre environnement et notre corps à la recherche de menaces potentielles.

Cela provoque un état d’anxiété qui nous maintient en alerte.

 

La sensibilité aux informations négatives

Encore un réflexe de survie illustré par cette détection rapide des informations négatives plutôt que positives. C’est le cas par exemple des expressions faciales. Elles sont un moyen de signaler un danger ou une opportunité : sur un visage, on perçoit plus vite la crainte que le bonheur.

 

Stockage ultra-prioritaire

Quand un événement est négatif, l’hippocampe le stocke soigneusement afin de l’éviter s’il se reproduit.

 

Le négatif l’emporte sur le positif

Il faut en moyenne cinq interactions positives pour compenser une interaction négative. C’est pourquoi les gagnants du loto redescendent si vite à leur niveau de bonheur initial contrairement aux personnes qui ont subi un grave traumatisme qui mettent beaucoup plus de temps à se rétablir.

 

Traces durables

Les expèriences négatives « désapprises » laissent une trace indélébile dans le cerveau, prêtes à se réactiver en cas de besoin.

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Cercles vicieux

Les expériences négatives créent des cercles vicieux en nous rendant pessimistes, surréactifs et finalement négatifs.

 

Le cerveau/simulateur : Cette réalité virtuelle dans laquelle nous vivons

 

Nous sommes sans cesse dans une interprétation de la réalité. Ce que nous croyons comme étant le monde extérieur n’est en fait qu’une réinterprétation de celui-ci par notre cerveau.

Notre cerveau simule le monde.

C’est grâce à ce simulateur que nous avons survécu jusqu’à maintenant.

 

Le simulateur de minifilms

Notre cerveau communique en interne via des minifilms qui sont issus des bonnes et mauvaises expériences. C’est grâce à eux que nous avons survécu dans le passé car ils nous permettaient d’éviter les dangers.

Ces minifilms continuent aujourd’hui à peupler notre cerveau. Nous nous y abimons quand nous assistons à une réunion soporifique ou encore quand nous imaginons les issues d’une prochaine rencontre amoureuse.

Nous nous faisons des films et les réutilisons sans cesse. Le problème est que ces simulations nous éloignent du moment présent, et donc du bonheur. L’évasion mentale ne contribue pas à nous rendre heureux.

 

 Les défauts des minifilms mentaux

 

– Le premier défaut majeur du simulateur, monteur de minifilms, est qu’il nous extrait de la réalité, du moment présent source de bien-être.

– le deuxième défaut est qu’il exagère. Les plaisirs y semblent par exemple extraordinaires. Le simulateur idéalise.

– le troisième défaut est que le simulateur est catégorique, il déborde de convictions. C’est blanc ou noir et non négociable. Il n’y a pas de nuance. Ainsi, il vous affirmera « bien sûr qu’il dira ceci si je dis cela… » ou encore : « Il m’ont laissé tomber, c’est évident. » En cela, le simulateur est une cage.

– le quatrième défaut est que le simulateur radote en permanence les évènements négatifs du passé.

 

L’autocompassion pour soulager les souffrances.

Pour courtcircuiter les tendances négatives de notre cerveau, pratiquons l’autocompassion, elle apaise les souffrances.

Ne fermons pas la porte à notre souffrance mais soyons bienveillants envers nous-même.

Répétons : « que la douleur de cet instant passe, que je sois de nouveau heureux. »

 

Une autre manière de contrer les tendances négatives : la méditation

L’activité phare pour contrer les tendances négatives de notre cerveau est la méditation. Nous en parlions ici, ici ou encore ici.
La racine de la compassion

Source : le cerveau de Bouddha de Rick Hanson et Richard Mendius

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