L’importance de s’occuper d’abord de nos émotions de parents avant d’aider nos enfants avec leurs émotions

« Souvenez-vous des consignes de sécurité à bord d’un avion. En cas de dépressurisation, des masques à oxygène tombent automatiquement sur les passagers. Mais il vous est formellement demandé de placer et d’ajuster votre propre masque avant d’aider l’enfant à faire de même. Eh bien, en cas de crise émotionnelle, c’est pareil. Vous aurez bien du mal à vous occuper de lui si vous n’êtes pas, vous-même, en mesure de respirer ! Si vous n’avez pas trouvé le moyen de recouvrer votre équilibre intérieur ou, plus simplement, un brin de sérénité. »

C’est avec cette métaphore du masque à oxygène dans l’avion que Catherine Aimelet-Périssol nous explique que nous ne pouvons aider les enfants à accueillir leurs émotions correctement si nous ne sommes pas en paix avec les nôtres.

Sinon, la crise émotionnelle de l’un créera la crise émotionnelle de l’autre. Cela raisonnera comme un écho qui grossit et finit par exploser…

Il est par conséquent important d’apprendre à apprivoiser nos émotions de parents. Mais avant cela, d’en comprendre le mécanisme d’apparition et de diffusion. Pour cela, jetons un oeil au schéma proposé dans l’ouvrage :

Source : émotions quand c’est plus fort que lui

Nous observons donc que l’émotion débute dans le corps avant de basculer vers l’esprit. En effet, aux sensations succèdent les pensées et les comportements automatiques qui s’installent dans le temps. C’est comme si nous ajoutions une couche d’interprétation à un phénomène émotionnel à la base très simple. C’est cette surcouche qui nous enferme dans des croyances limitantes et des ressentiments. Elle alimente aussi les ruminations.

Afin d’éviter de basculer dans la partie mentale de l’émotion, suivons ces 5 conseils :

  1. Appuyer sur pause
    Faire une pause dès la fin du processus corporel (fin de l’étape 4) en fermant les yeux et respirant profondément et en prenant conscience des sensations, permet la libération de l’émotion en 2 minutes.
  2. Observer le bavardage mental
    Malheureusement, dans le feu de l’action, il se peut que le mental prenne le relai sans que nous nous en rendions compte. Si c’est le cas, observons ces pensées et croyances qui virevoltent dans notre tête.
    Par exemple, un parent peut penser devant l’émotion de son enfant : il doit être malheureux, c’est une catastrophe , je suis nul(le), c’est ma faute,…
    Tout cela est de l’interprétation.
  3. Considérer les faits
    Voici quelques questions à se poser pour regarder la réalité à la lumière des faits :
    Que s’est-il passé concrètement ? Pas dans votre imagination mais dans les faits ? Qu’est-ce que vos sens ont réellement perçu ? Quels mots de l’enfant sont parvenus à vos oreilles ? Sur quel ton ? Tous vos sens ont perçu quelque chose alors, quel contact, quels bruits, quel fracas ? Par quoi votre corps a-t-il été heurté et alerté pour que l’émotion surgisse ?
  4. Avoir la bonne posture
    Pour accueillir pleinement notre émotion et retrouver l’équilibre, notre corps est un allié.
    Il s’agit d’adopter une posture telle que celle-ci :Asseyez-vous sur une chaise ou restez debout, les pieds bien ancrés dans le sol. Étirez-vous, le dos est bien droit, il s’élève à partir du bassin. Ouvrez grand votre poitrine, dégagez votre buste, abaissez les épaules. Regardez droit devant vous.Et respirer :
    Procédez à plusieurs respirations abdominales. À l’inspiration, votre abdomen se soulève, le ventre se gonfle, les côtes s’écartent, les poumons se remplissent d’air ; à l’expiration, les poumons se vident, la cage thoracique s’abaisse et le ventre s’aplatit profondément. Faites-le plusieurs fois jusqu’à ce que vous vous sentiez plus présent à votre propre corps. Il ne s’agit pas de dissoudre la sensation mais d’y faire davantage attention, et ainsi être mieux informé.

 

Source : « Emotions, quand c’est plus fort que lui ! » de Catherine Aimelet-Périssol

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