Réparer les objets, réparer les relations : un conseil qui change la vie

L’acte de réparer les objets au lieu de les jeter et de les remplacer n’est pas anodin. C’est ce dont j’ai pris conscience en lisant un chapitre du livre « La maison zen » où le moine bouddhiste Keisuke Matsumoto nous explique comment les « tâches ménagères » et l’état de notre maison reflètent la manière dont nous considérerons notre existence.

Dans ce chapitre inspirant, l’auteur vante les mérites de réparer, raccommoder, repriser pour réutiliser.

Le rituel du temp dans lequel il vit est le suivant : « tous les jours dans lesquels il y a les chiffres 4 et 9, les moines zen du Eiheiji s’occupent de leurs vêtements, notamment en les reprisant. Ils appellent cela le shikunichi.

Keisuke Matsumoto nous invite à adopter cette habitude chez nous et de généraliser cette approche à tous les objets que nous avons.

Cela aura plusieurs effets bénéfiques dans nos vies :

  • nous consommerons moins
  • nous apprendrons à apprécier ce que nous possédons
  • nous consentirons à faire des efforts (qui nous rendront heureux car le résultat sera palpable) au lieu de céder à la facilité de dépenser
  • nous nous recentrerons sur nos besoins essentiels au lieu d’être submergés par nos désirs
  • nous cultiverons notre optimisme et notre confiance en pensant que le choix de réparer existe et qu’il n’y a pas d’inéluctabilité
  • nous modifierons en profondeur nos comportements (sociaux et autres)

Ce dernier point est issu d’une nouvelle disposition d’esprit fondée sur des croyances qui nourrissent :

« Si l’on décide au quotidien de prendre soin de chaque objet tant qu’il peut servir, de le réparer pour le réutiliser, alors notre rapport aux choses en sera modifié, et par voie de conséquence, nos rapports aux gens. Ainsi, on retrouvera peu à peu la quiétude de l’esprit. Plutôt que de courir sans arrêt après de nouvelles affaires, attachons-nous à celles qu’on possède. En suivant ce principe suffisamment longtemps, on finira naturellement par prendre bien plus soin des personnes qui nous entourent. Quiconque reprise ses vêtements pour les empêcher de se déchirer se dispose à recoudre ses liens avec les gens pour les empêcher de rompre. »

Et si l’objet ne peut être réparé ? Pourquoi ne pas alors réfléchir à une nouvelle utilisation, une nouvelle façon de s’en servir ? Cela développera notre créativité !

 

Dans l’éducation, cette action de réparer est aussi un moyen de responsabiliser les enfants. Au lieu de les réprimander pour une « bêtise » (ou ce que nous considérons comme tel), offrons l’opportunité à nos enfants de réparer (en nettoyant l’eau renversée, recollant un vase cassé, s’excuser après avoir blessé). Cela gommera la culpabilité au profit d’un élan constructif, respectueux et libérateur.

 

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