3 alternatives non punitives pour stopper l’agressivité des enfants

Un enfant frappe parce qu’il est débordé par une émotion forte, que son cerveau ne parvient pas à raisonner est déficient ou qu’il imite une scène de violence observée ou vécue . C’est un geste instinctif qui nécessite d’être accompagné et non brimé car il dénote avant tout d’un besoin de connexion et de sécurité (physique et affective).

Mon enfant me frappe…

« Quand les enfants cherchent le contact physique mais ressentent en même temps un fort sentiment de colère, leurs tentatives de rapprochement peuvent inclure un comportement agressif tel que frapper leurs parents tel que frapper leurs parents, les bousculer ou leur sauter dessus. D’habitude, ces enfants ont besoin d’un jeu actif de renversement de pouvoir pour libérer leur colère avant de se sentir prêts à se connecter de façon plus douce. » C’est ce que nous explique Aletha Solter dans son livre « Développer le lien parent-enfant par le jeu.

Il est également possible que l’enfant ait précédemment assisté à des scènes de violence et qu’il les ait lui-même subies. Il imite alors ce comportement agressif, parfois après une longue période de latence.

Enfin, notons que l’agressivité associée à la colère est aussi un moyen de se défendre pour guérir d’un sentiment d’insécurité réelle ou affective. C’est un réflexe de survie.

 

Ce qui essentiel est d’accueillir la colère (toute émotion est légitime) et de guider l’enfant vers une expression non violente.

« En acceptant les sentiments de colère de votre enfant, vous lui enseignerez que votre connexion avec lui est plus forte que sa colère, et que rien ne peut détruire le lien d’amour qui vous unit. Si vous répondez de façon punitive à son comportement agressif, il peut apprendre à refouler ces sentiments, mais cela s’accomplira au détriment de sa santé émotionnelle et de sa relation avec vous. La colère refoulée peut se trouver plus tard à l’origine de dépressions ou d’anorexies, de l’usage de drogues ou du recours à la violence. » Aletha Solter

Des jeux  pour transformer l’agressivité des enfants

Les jeux simples que vous allez découvrir visent à rétablir la connexion avec l’enfant et à lui apprendre à modifier son comportement.

Jeu 1 : Fais-moi peur

En guise de jeu de renversement de pouvoir, on peut par exemple proposer à l’enfant de faire peur à ses parents avec des araignées, des bruits étranges, etc. Ceux-ci feront mine d’être terrorisés, ce qui déclenchera un élan de l’enfant pour se rapprocher d’eux et jouer.

Jeu 2 : Pousse !

Le jeu suivant est également très efficace : le parent et l’enfant lient leurs mains et poussent l’autre chacun de leur côté pour le faire reculer. Après une petite résistance qui permettra à l’enfant de libérer ses tensions, le parent se laisse tomber doucement au sol, épuisé et essoufflé. L’enfant devrait se rapprocher et lui sauter dessus et cela se terminera avec un câlin réparateur et une bonne tranche de rire. Ce jeu peut aussi servir à transformer l’habitude de frapper. Quand un enfant s’apprête à donner une tape, le parent peut dire « stop » en tendant la paume de la main et relever l’autre main pour proposer « on pousse ? » puis d’enchainer sur le jeu décrit ici.

Jeu 3 : Et si…

Cette fois il s’agit de simuler une situation avec des marionnettes ou des jouets : un personnage frappe un autre personnage. Profitez-en pour donner des informations sur la douleur ressentie lorsqu’on reçoit une tape. Que parfois, nous faisons mal sans se rendre compte de notre force. Là, interrogez l’enfant sur ce que ressent celui qui frappe et celui qui est frappé. Essayez d’imaginer une histoire pour que l’enfant raconte sa propre expérience et le déclencheur de la violence ou de la colère. Puis évoquez des scénarios pour éviter de frapper et réparer :
– dire stop quand on en a marre
– s’éloigner de la scène désagréable

– exprimer nos émotions et nos besoins
– s’excuser en cas de débordement

 

Source : « développer le lien parent-enfant par le jeu »

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