Tout le monde ne veut pas être heureux

définition du bonheur wikipédia

Tout le mondeUne nouvelle étude démontre que le Bonheur (avec un grand B) n’est pas forcément la quête ultime pour tout le monde. Plus précisément, la culture nationale influe sur cette perception du bonheur.

Si on présente des courbes de bonheur à des Chinois, ils préfèrent des fluctuations à une linéarité, qui ,elle, récolte les suffrages des américains.

Comment explique-t-on ces différences culturelles ?

Une partie de la réponse réside dans les valeurs fondamentales sur lesquelles repose cette culture.

Ainsi, dans les cultures orientales, l’accent est mis sur la réalisation de l’harmonie sociale, où la communauté et l’appartenance sont tenues en haute estime.
Dans les cultures occidentales, l’accent est mis sur le niveau de bonheur individuel

Mohsen Joshanloo et Dan Weijers de l’Université Victoria de Wellington à l’origine de cette recherche ont comparé la définition du bonheur dans les dictionnaires de trente pays et ont constaté que dans les cultures occidentales, on favorisait le sentiment intérieur de plaisir.

Les asiatiques prônent plutôt l’harmonie sociale et les qualités relationnelles. Le bonheur y  est associé à la chance et à la bonne fortune. C’est ainsi que le bonheur personnel peut venir s’opposer aux notions d’obligations morales vis à vis de la communauté. Le bonheur individuel a donc tendance à s’effacer au profit du bonheur collectif.

 

Et en France ?

Comme le révèle les conclusions d’une récente enquête Happinez/TNS Sofres :

  • Le Dalaï-lama arrive en tête des personnalités qui incarnent le mieux bonheur et harmonie personnelle, suivi par Nelson Mandela et Simone Veil : au-delà du « palmarès », cette question illustre combien le courage de ceux qui interviennent avec engagement dans la vie collective  continue d’être, pour tous, une source de réflexion individuelle.
  • Pour entretenir son bonheur, on pense d’abord à s’occuper de son entourage. Ensuite, on se cultive et… on fait la cuisine ! On développe ici une vision intrinsèquement pragmatique de l’harmonie personnelle, organisée tout à la fois autour de l’idée de satisfaire ses besoins et de se faire plaisir. Mais là encore, cela raconte quelque chose de notre rapport au bonheur : en premier lieu, on fait le choix de compter d’abord sur soi et de (re)prendre en main son destin. Dans un second temps, personne ne trace seul son chemin ; bien au contraire, on fait avec et pour les autres. Enfin, le bonheur se mesure à la capacité à s’accomplir, à réaliser ses projets, à vivre ses passions, à exprimer ses talents, y compris culinaires.
  • Alors, pour être « heureux malgré tout », les Français se laissent inspirer par des sources nombreuses et variés : conseils santé et nutrition, conseils de mieux-être dans la vie quotidienne et au travail, yoga, méditation, sophrologie, relaxation ou bien encore idées de livres et de courants de pensée. Des pratiques individuelles reflétant une (en)vie intérieure riche en stratégies de réalisation de soi !

En bref, nous semblons vouloir combiner une approche collective et individuelle avec un désir d’apprentissage permanent.

 

Ouvrons le débat ici :

Et vous, quelle est votre définition du bonheur ? Êtes-vous engagés dans une démarche de recherche du bonheur au quotidien ? L’avez-vous trouvé ? Comment l’entretenez-vous ? Ressentez-vous de la pression par rapport à l’image que véhiculent de nombreux médias et cette « obligation ressentie » d’être heureux ?

 

Sources : Scientific American et TNS Sofres.

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