3 étapes pour se libérer de la peur du jugement

je dis enfin stop à la pressionDans leur livre « Je dis enfin stop à la pression », Audrey Akoun et Isabelle Pailleau nous indiquent comment se libérer de la pression pour vivre mieux. Une des sources de cette tension est la peur du jugement des autres.

Voici 3 étapes à suivre pour s’en débarrasser.

 

1) Le jugement de l’autre ne me définit pas en tant que personne.

Oui, il est essentiel de se dissocier du jugement des autres. Marshall B. Rosenberg nous donne la bonne formule  : « les jugements que je porte sur autrui sont des expressions détournées de mes propres besoins inassouvis« . Donc, les jugements que les autres portent sur nous sont le reflet d’eux-mêmes, de leurs désirs, de leurs insatisfactions.

Audrey Akoun et Isabelle Pailleau nous conseille « d’entendre la mélodie plutôt qu’écouter les paroles ». Je trouve le slogan plutôt pertinent.

 

2) J’accepte que les jugements négatifs engendrent des émotions désagréables chez moi.

En tête des émotions négatives ressenties après un jugement siègent la honte et la culpabilité. Le fait de ne pas accepter et verbaliser les émotions que nous ressentons, va amplifier leur affect. Donc, ne nions pas, ne les enfouissons pas et reconnaissons ce que nous éprouvons.

 

3) Je cesse de porter des jugements sur autrui.

Si nous jugeons, nous nous exposons à la peur d’être jugé. Alors que si nous veillons à ne plus juger en nous exprimant à la première personne (« je ») et en ayant envie de comprendre l’autre au lieu de l’étiqueter ou le critiquer, nous nous éloignons de la peur d’être jugé.

 

Bonus 1 : Comment perdre l’habitude de juger.

Nous l’avons évoqué dans l’étape 1, le jugement est l’expression de nos propres besoins.

Or, un besoin inassouvi déclenche une émotion pour nous alerter.

Donc, commençons par identifier et accepter cette émotion puis le besoin insatisfait qui s’y dissimule, verbalisons cela et enfin, exprimons une demande pour répondre à notre besoin. Ce sont là les principes de la communication non-violente.

  • Les besoins sont ici.
  • Le vocabulaire des émotions ici.
  • Les 4 clés de la communication non-violente ici.

Vous avez toutes les cartes en main. 🙂

 

Bonus 2 : Pour les enfants

Au plus tôt l’habitude de ne pas juger est installée, au mieux c’est. je vous conseille donc d’enseigner à vos enfants à ne pas juger mais à plutôt faire preuve d’empathie avec ces simples questions : « d’après toi, que se passe-t-il dans sa tête ? », « Selon toi, quelle émotion ressent ton copain ? » ou alors de vous appuyer sur la psychologie des personnages des histoires racontées le soir. C’est un excellent entrainement.

A propos d’histoire, en voici une qui illustre parfaitement la peur du jugement et des critiques .

Apprendre à un enfant à exprimer ses émotions est aussi un moyen de diminuer la tendance à juger car, comme nous l’avons vu, le jugement révèle la présence d’un besoin insatisfait. Verbaliser est par conséquent un moyen de s’orienter vers les solutions plutôt que de rester bloqué sur les problèmes.

Enfin, je vous préconise de former votre enfant dès que possible à la communication non violente de Marshall B. Rosenberg. C’est un cadeau pour lui et la société.

 

 

Quelques mots sur l’ouvrage :

« Je dis enfin stop à la pression » propose une méthode en 5 étapes pour diminuer notre stress quotidien et enfin s’épanouir.

Les 5 étapes sont :

1. S’affirmer
2. Accepter d’être imparfait
3. Penser et organiser son travail autrement
4. Être authentique et laisser son empreinte
5. Fabriquer ses petits bonheurs

Audrey Akoun et Isabelle Pailleau s’appuient sur leurs expériences et s’inspirent de la psychologie positive, de la communication non-violente, des thérapies comportementales et cognitives, etc. Ajoutez l’humour et vous obtiendrez un cocktail aussi rafraîchissant que curatif. 🙂

Laurence Ostolaza nous parle de ce livre :

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