8 façons d’éviter de se mettre en colère aujourd’hui

 

la-force-des-emotionsComme toutes les émotions, la colère est utile. Cependant, éprouver trop et trop souvent de la colère a des conséquences sur notre santé mentale et physique ainsi que sur nos relations sociales. Il est donc important de se préserver de celle-ci en prenant quelques mesures.

En voici 8 extraites du livre de François Lelord Et Christophe André « La force des émotions« . J’ai adapté et complété par d’autres astuces. J’espère que cela vous aidera.

 

8 manières de se préserver de la colère

  1. Diminuer les causes d’énervement au lieu d’accumuler les petites contrariétés : qu’est-ce qui déclenche votre colère ? quel environnement l’alimente ? quelle(s) situation(s) ou personne(s) vous irrite(nt) ? Sont-elles au courant de vos valeurs ? de vos règles ? Avez-vous formulé des demandes précises ? quels sont les petits tracas du quotidien que vous pouvez résoudre afin qu’ils ne vous usent plus ? En se posant ce type de question et en prenant des mesures correctives on évite de nombreuses crises.
  2. Réfléchissez souvent à vos priorités au lieu de tout considérer comme important : le fait de se donner des priorités au quotidien évite une surcharge de stress qui peut vous faire exploser.
  3. Laissez passer une nuit de réflexion au lieu de réagir sur-le-champ : quand vous sentez la colère monter, vous pouvez prendre des distances avec cette petite phrase explicative : « je suis trop en colère pour répondre. ». La nuit porte souvent conseil. Et ce sage retrait permet à la personne en face de réfléchir à ce qui a pu déclencher votre colère.
  4. Considérez le point de vue de l’autre au lieu de penser qu’il le fait exprès : parfois nous nous comportons de telle façon que l’autre est blessé. Ce qui provoque des réactions qui nous irritent et déclenchent des colères en réponse. Une dose d’empathie et un changement de perspective règlent ces mauvaises interprétations.
  5. Restez centré sur la cause de votre colère au lieu de rappeler les griefs passés : si nous isolons la colère et nous concentrons sur des faits précis et actuels sans tirer de conclusions pessimistes autant que fausses ou faire de généralité, le problème parait beaucoup moins inextricable.
  6. Laissez un temps à l’autre pour donner son point de vue au lieu de monologuer avec véhémence : des détails peuvent vous avoir échappé ou vous n’avez pas toutes les données quant aux difficultés que rencontrent en ce moment la personne ni aux informations en sa possession. La colère est souvent causé par un mal-entendu/ mal-perçu/mal-exprimé.
  7. Interrompez l’entrevue si vous sentez que vous perdez votre self-control au lieu d’aller jusqu’à la violence : on peut éviter des conséquences désastreuses d’une colère en temporisant et prenant de la distance avant que la situation ne devienne incontrôlable. Faites une pause et éloignez-vous.
  8. Sachez tourner la page au lieu de ruminer et récidiver : le lâcher-prise est souvent salvateur. Après tout, vous préférez être heureux ou avoir raison ? (voir des méthodes ici). La rancoeur tue.

A lire pour éviter les conflits : Les 50 règles d’or de la gestion de conflits

Ajoutons quelques astuces supplémentaires :

  • Dites-vous que vous êtes en colère, écrivez-le ou annoncez-le à haute voix. Cette verbalisation émotionnelle atténue l’intensité de la colère et indique à l’autre votre état émotionnel.
  • Identifiez les autres émotions qui peuvent se cumuler (et les besoins qui s’y cachent) : la tristesse peut s’associer à la colère. Les besoins sont différents.
  • Parlez à la première personne « je » au lieu d’employer le « tu » accusateur. Cela demande un peu de pratique. Vous pouvez vous appuyer sur la communication non-verbale.
  • Demandez-vous si la colère n’est pas cyclique. Si oui, identifiez les moments où elle n’a pu être correctement expulsée (effet élastique). Ne rejouez-vous pas cette scène ? Qui imitez-vous ?
  • Prenez conscience des modifications physiologiques relatives à la colère : battements de coeur qui augmentent, chaleur au bout des doigts, mâchoire qui se crispe, sourcils froncés, tension musculaire, poings serrés…ainsi, vous pourrez anticiper les pertes de contrôle et agir pour les éviter.
  • Donnez-vous le droit à la colère : si vous ne vous autorisez pas la colère, vous ajoutez du stress et de la culpabilité lorsqu’elle se déclenche quand même. Cela n’améliore pas votre état.
  • Entrainez-vous à vous mettre en colère et à vous calmer : devant un miroir, entrainez-vous à simuler la colère et à retrouver votre calme soit en agissant directement sur votre corps (comme en détendant votre corps ou en respirant profondément) soit en visualisant des scènes apaisantes (au milieu de vos amis, votre famille ou dans un lieu où vous vous sentez en sécurité)
  • Développez votre self-control grâce à cette astuce 
  • Servez-vous des ressources insoupçonnées de la colère : voir cet article.
  • Respirez : la respiration harmonise le corps et l’esprit. Les émotions fortes sont ainsi régulées.
  • Passez en mode pleine conscience : rien de tel que la pleine conscience pour calmer le mental et se recentrer sur soi. Voici une pratique suggérée par Jan Chozen Bays dans son livre « 52 façons de pratiquer la pleine conscience ». »Chaque jour, aussi souvent que cela vous est possible, permettez à votre esprit de se reposer. Pendant la durée de trois bonnes respirations, demandez à vos voix intérieures de se taire.
    C’est comme fermer la radio ou la télévision pendant quelques minutes. Ensuite, ouvrez tous vos sens et prenez conscience des couleurs, des sons, du toucher, des odeurs. « 
  • Voici une méthode express pour apaiser sa colère en deux minutes :
  • Qualifiez la situation de chaude ou froide : Le psychologue George Loewenstein* est l’auteur de travaux sur les états dits « chauds » ou « froids ».Un état chaud est un état de forte intensité émotionnelle, quand on ressent le besoin irrépressible d’agir, ou au contraire de s’abstenir.

    Un état froid est un état qui se caractérise pas une intensité émotionnelle moindre. C’est dans cet état que nous prenons les meilleures décisions.
    Le seul fait de classer telle ou telle situation dans la catégorie « chaud » est susceptible de nous aider à y faire face de manière plus rationnelle.
    Voici un outil pour se rappeler et associer ces états émotionnels à une couleur (comme celles des robinets d’eau).

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