Hypersensibilité : Comment aider les enfants-orchidées

Il  a été démontré que l’hypersensibilité était un trait de caractère issu d’une prédisposition génétique.

Les enfants qui la possèdent sont très vulnérables au stress. On évoque même une notion de perméabilité dans le sens où leur environnement les pénètre littéralement au lieu de rebondir sur eux.

Ils ont ainsi des réactions de stress importantes à la lumière, au bruit et à l’irritation physique. Ils sont aussi déstabilisés par les changements, les situations nouvelles et les variations de leur environnement, même minimes. Ils réagissent alors par la colère et l’agressivité, ou, à l’inverse, en intériorisant fortement leurs émotions, paraissant renfermés.

Les télomères (situés sur les chromosomes) des enfants qui intériorisent leurs émotions ou de ceux qui souffrent de troubles de déficit de l’attention avec hyperactivité (une des conséquences possibles de l’hypersensibilité) sont plus courts, les exposant à des problèmes de santé et de dépression sur le long terme.

 

Les “orchidées” ont besoin de soins pour grandir

Une expérience menée par Tom Boyce, pédiatre spécialiste du développement, auprès d’enfants lors du passage de la maternelle au primaire a confirmé la présence de ces profils hypersensibles avec une réaction extrême face au stress avec une forte activation au niveau hormonal et au niveau du système nerveux autonome.

Tom Boyce a cependant fait une découverte : un environnement particulier  permet aux hypersensibles de s’épanouir même mieux que les enfants qui ne sont pas hypersensibles.

Cet environnement se caractérise ainsi :

  • une ambiance chaleureuse et aimante
  • une écoute émotionnelle et une aide à la verbalisation de la part de leurs parents/enseignants (empathie)
  • une attention des enseignants et des parents
  • un cadre sécurisant (rituel, organisation,…)

 

Même si je n’aime pas les étiquettes, je retiens l’idée de Tom Boyce qui fait le parallèle entre ces enfants hypersensibles et des “orchidées” car elles ont besoin de soins minutieux pour grandir et se déployer.

 

Les “enfants-orchidées” ont des variants des gènes des neurotransmetteurs régulateurs de l’humeur : dopamine et sérotonine. Ceci les rend plus sensibles au stress.

 

Des solutions concrètes pour aider les “enfants-orchidées”

Pour aider les “enfant-orchidées”, il est essentiel de leur apprendre à gérer leur stress, à se dissocier de leurs pensées (auxquelles ils ont tendance à s’identifier) et à exprimer leurs émotions avec des mots.

 

 

 

 

Source : “L’Effet télomère” de Elizabeth Blackburn et Elissa Epel

1 réponse

  1. Despeghel dit :

    Ma fille est un enfant orchidée… La trop forte lumière et les bruits la dérangent fortement. Le pire, se sont les vêtements… Certaines matières, les plis et les frottements sont quelque chose d’insupportable pour elle… Avant de nous renseigner, nous avons vécus des moments d’habillage qui se transformaient en crises inimaginables….
    A côté de ça, elle a un mental qui fonctionne à du 200 %. Elle intègre et comprend tout très vite, est curieuse de tout…
    Suite à la compréhension de son fonctionnement, j’ai découvert Christel Petitcolin (écrivain), qui a édité un livre “Mon enfant pense trop” que j’ai lu et qui m’a beaucoup aidée dans la compréhension du fonctionnement de ma fille et comment pouvoir l’aider pour atténuer son mal-être par rapport à certaines choses. Cette dame non plus, comme moi d’ailleurs, n’aime pas les étiquettes… C’est vraiment une lecture que je conseille.

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