L’attachement : la base de la confiance en soi de l’enfant

La confiance en soi est une vertu essentielle à l’épanouissement des enfants. Elle est liée à la résilience, à l’audace et à la socialisation nous explique Matthieu Chéreau dans son livre « Préparons nos enfants à demain ».

Cette confiance trouve son fondement dans l’attachement selon le neuropsychiatre Boris Cyrulnik.

Cet attachement a pour indicateur le sentiment d’appartenance qui se nourrit des marques telles que l’attention aux besoins élémentaires de l’enfant, les caresses, les soins, la patience et la bienveillance. 

Ces attitudes déclenchent dans le cerveau de l’enfant la sécrétion, de dopamine ou de sérotonine, euphorisants naturels qui boostent la confiance.

L’empathie est au centre de ces gestes puisqu’il s’agira aussi d’accueillir et de décrypter les émotions de l’enfant et de l’aider à les exprimer de mieux en mieux car émotions et besoins sont reliés et que les émotions sont notre « boussole » intérieure. Sans elles, impossible de prendre des décisions comme l’a démontré Antonio Damasio, médecin, professeur de neurologie, neurosciences et psychologie.

Parallèlement, il existe des freins à la confiance. Ces freins sont en rapport avec le stress et l’angoisse. Il s’agit par exemple du « syndrome du sprint » : sortir l’enfant du lit, le trainer jusqu’à l’école, le presser à chaque étape sans l’écouter,… Le culte du « dépêche-toi » laisse des marques sur le long terme. Les matins sont ainsi mal vécus en grandissant car ils sont associés à un affect négatif.

 

La confiance par défaut

La confiance se transmet aussi par les attitudes. Lorsque nous crions « Tu vas tomber » nous reflétons nos inquiétudes mais nous imposons surtout à l’enfant une image de lui en train de tomber.

Idem si nous projetons nos angoisses sur la scolarité. On évoque les prophéties auto-réalisatrices qui font que l’enfant va se conformer inconsciemment à ce que ses parents pensent de lui (voir cet article).

Ainsi, veillons à cultiver une confiance par défaut vis à vis de l’enfant. Confiance en ses capacités et son devenir.

C’est d’autant plus important que la confiance est contagieuse. Il s’agira donc aussi d’explorer notre propre confiance de parent pour guérir certaines blessures et remettre en question des croyances erronées relatives notamment aux étiquettes.

 

 

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