5 alternatives au « Time-out »

Le « time-out » (ou isolement) imposé par le parent laisse l’enfant aux prises avec ses émotions et de nombreux questionnements qui se transforment en idées noires.

Le « time-out » n’aide ainsi pas l’enfant à développer son intelligence émotionnelle mais plutôt à enfouir son ressenti sans en comprendre l’origine (le besoin insatisfait). Le risque est donc que le cas se reproduise encore et encore.

De plus, cet isolement forcé fragilise le lien parent/enfant, fait naitre un sentiment de rejet (très douloureux) et dégrade l’estime de soi.

Lorsque c’est l’enfant qui décide de s’isoler, c’est différent puisque c’est un processus d’auto-régulation dont il est acteur. Cela ne signifie pas qu’il n’ait pas besoin d’être accompagné néanmoins. En effet, le parent peut faciliter l’identification de l’émotion de l’enfant et le guider vers ce qui ne va pas ou lui suggérer des techniques de retour au calme.

Bref, le « time-out » n’est pas un outil éducatif. On peut lui préférer au moins 5 alternatives :

  • L’isolement du parent : « Je me calme quelques minutes dans ma chambre et je reviens » « J’ai besoin de 3 minutes pour respirer ». Ainsi, le parent apaise son stress et son émotion pour reconnecter son cortex préfrontal et être ainsi apte à user d’empathie pour accompagner l’enfant. De plus, il offre un exemple de technique à suivre pour revenir au calme à l’enfant.
  • Stopper l’activité en cours : en disant « Stop » (ou avec un signe de la main), en annonçant que nous n’avons plus envie de jouer et en cessant l’activité pendant laquelle le comportement réprouvé de l’enfant s’est déclenché.
  • Décrire, verbaliser le ressenti de l’enfant : « Je vois que tu ressens de la colère/ que tu t’excites/ que tu es énervé(e) ». Cette phrase éclaire l’enfant sur son état émotionnel et lui fait donc prendre conscience avant qu’il ne soit débordé.
  • Rappeler fermement la règle : « La règle est d’exprimer son émotion avec des mots prononcés normalement. »
  • En offrant des choix à l’enfant pour revenir au calme (voir les roues des choix)

Une fois qu’une de ces alternatives a fonctionné, nous pouvons dialoguer avec l’enfant pour décrire ce qu’il s’est passé et ce que chacun a ressenti. Enfin, imaginer des solutions pour éviter que ce scénario ne se reproduise.

 

Source :

« J’ai tout essayé » d’Isabelle Filliozat

 

 

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