Les images – émotions qui colorent nos vies

« L’homme est affecté du même sentiment de joie et de tristesse par l’image d’une chose passée ou future que par l’image d’une chose présente. »

Spinoza

 

Je vous propose de réfléchir aujourd’hui à un chapitre du livre « Spinoza antistress » d’Heloïse Guay de Bellissen. Ce livre offre 99 « pilules philosophiques » pour penser et agir différemment. Cet opus traite d’un sujet crucial : la diminution du stress.

Grâce à Baruch Spinoza, nous allons peut-être gagner en sérénité.

Revenons donc à ce chapitre illustré par la citation :

« L’homme est affecté du même sentiment de joie et de tristesse par l’image d’une chose passée ou future que par l’image d’une chose présente. »

Elle signifie que ce qui nous touche nous touche de manière intemporelle. Au fil de nos expériences, nous collectons des images mentales auxquelles sont associées des émotions (et même des sentiments quand le ressenti est plus long).

A partir de notre mémoire et de notre imagination, nous pouvons tourner les pages de ces albums au hasard ou orienter notre regard intérieur vers des images qui nous font du bien. Quels souvenirs positifs puis-je rappeler à ma conscience ? Quels sont mes espoirs pour le futur ?

Mais, quoi qu’il en soit, acceptons l’émotion que déclenche en nous ces images car elles ne nous obsèderons ainsi moins. Ce constat est surtout valable pour les émotions désagréables. Et qui sait, nous pourrions aussi tenter de transformer une émotion désagréable comme la peur, après l’avoir pleinement accueillie, en émotion agréable grâce à l’humour.

Mais ces ressentis désagréables sont aussi des preuves. Preuves que nous résonnons avec la vie car nous sommes humains, vivants et réceptifs. Tout simplement.

Nous, humains, incarnons aussi des images changeantes qui se colorent au contact d’autres images réelles ou imaginaires.

Alors, inutile d’essayer de nous tromper en voulant donner une « bonne image » de nous-même car cela reviendrait à nous mentir pour nous adapter aux images qu’attendent les autres de nous.

Soyons nous-même. Acceptons-nous ainsi et nous trouverons une galerie d’images (nouvel environnement) où nous serons appréciés pour ce que nous sommes comme par magie. D’ailleurs, l’anagramme d’image est justement magie. 🙂

Source : « Spinoza Antistress » d’Héloïse Guay de Bellissen

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