Comment éviter les conflits au moment du coucher des enfants

Dans son livre « Développer le lien parent-enfant par le jeu », Aletha Solter évoque le sujet crucial de l’heure du coucher des enfants.

Elle donne quelques explications à propos des difficultés que peuvent rencontrer parents et enfants. Voici 5 points à considérer pour nous aider :

 

  1. Peurs, craintes : la cause n° 1 des problèmes de coucher
    Les jeunes enfants éprouvent souvent des craintes. Dormir seul les effraie. Ils ne sont donc pas révoltés contre le sommeil mais plutôt contre la séparation avec leurs parents et la manque de leur présence sécurisante. L’auteure nous rappelle que c’est naturel. Nous sommes des mammifères après tout. Et les petits mammifères terrestres dorment tout contre leur mère pour bénéficier de sa chaleur, de sa protection et de nourriture.
    Il est clair que lorsque les enfants dorment avec leurs parents, les conflits diminuent. Le cododo est d’ailleurs une pratique répandue dans les cultures traditionnelles et devient de plus en plus fréquente dans les pays d’Europe et d’Amérique du Nord. Dormir ensemble ne veut cependant pas forcément dire partager le même lit mais simplement la même chambre. Le besoin de proximité de l’enfant est ainsi satisfait jusqu’à ce qu’il se sente prêt à dormir dans sa chambre. La transition se fait en douceur.
  2. Les traumatismes
    Un événement traumatisant vécu par l’enfant peut constituer un blocage psychologique au moment du coucher d’autant que l’imagination amplifie le ressenti en « grossissant le trait ». Cet évènement traumatisant nécessite d’être verbalisé pour s’apaiser. Les jeux de simulation avec des jouets sont susceptibles d’aider l’enfant à poser des mots sur ses émotions et à donner du sens à son récit interne. Cette prise de recul et cette rationalisation contribue progressivement à diminuer l’affect relatif au traumatisme. L’art thérapie (dessin, peinture,…) sont utiles aussi dans cette logique.
  3. Le stress de la journée 
    Le stress a tendance à s’accumuler si bien qu’il nécessite d’être expulsé en fin de journée. Ainsi, involontairement, l’enfant va parfois surréagir ou provoquer une situation qui aboutira à des pleurs salvateurs comme par exemple quand son pyjama préféré sera à laver et donc indisponible pour la nuit… Dans ce cas, le parent se doit d’accompagner avec bienveillance ce « débordement émotionnel ». L’enfant se sentira alors beaucoup mieux après et il trouvera plus facilement le sommeil car les tensions seront parties. Afin d’anticiper ce type de crises, il est bon d’encourager l’enfant à parler de ses contrariétés du jour et des émotions désagréables qu’il a ressenties sans pour autant les exprimer : la maitresse l’a grondé, la dispute avec le petit frère, un jouet cassé, une chute en public,…
    Dernier point à propos du stress : l’enfant absorbe le stress des parents. Si la tension est palpable avant le coucher, il est préférable de clarifier la situation et d’essayer de tous se calmer en respirant ou chantant par exemple.
  4. Le besoin de contact physique
    L’enfant a un besoin intense d’interagir avec ses parents et à se sentir « connecté » à eux. Si ce besoin n’est pas satisfait, il pourra se montrer très actif et réclamer de jouer, encore une histoire, une séance de chatouille,… d’où l’intérêt de programmer un rituel qui le nourrit et remplit ce besoin de contact. Ce rituel peut inclure des jeux calmes ou des massages des pieds, du dos, de la tête,…Pourquoi pas un câlin en écoutant une musique calme ou une berceuse ?
  5. La lecture : une précieuse alliée du sommeil
    Lire des histoires est une activité prisée des enfants. Choisissez des histoires qui transmettent uniquement des émotions agréables pour instaurer un état d’esprit serein. Il est préférable de lire avec une lumière tamisée pour que le cerveau de l’enfant comprenne que le sommeil ne va pas tarder.

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