Un cadeau pour la vie : comment enseigner l’optimisme à votre enfant

la force de l'optimismeL’optimisme est un puissant outil pour apprendre à faire face avec bonheur à l’adversité que ne manqueront pas de rencontrer nos enfants.

Et quel meilleur maitre que le fondateur de la psychologie positive, Martin Seligman, pour les former à cette discipline ? Je vous propose de découvrir son plan d’entraînement en 3 étapes qui s’adresse aux enfants de 7 à 14 ans.

Prêt à offrir ce formidable cadeau pour leur assurer une vie plus épanouie ?

 

L’optimisme est de volonté et, je rajouterai, de méthode. On ne s’improvise pas optimiste. On devient optimiste en s’exerçant.

Il s’agit de faire comprendre à nos apprentis optimistes que nous avons la possibilité de modifier positivement la perception de la réalité pour nous donner toutes les chances de surmonter les obstacles.

Ne pas connaitre cela, revient à s’exposer à des enchainements d’échecs et d’épisodes dépressifs.

Tout ce que nous souhaitons éviter à nos enfants.

L'optimisme, ça s'apprend !

Etape 1 : comprendre le lien entre adversité, interprétation et conséquences

Martin Seligman conseille d’entamer l’apprentissage par ces mots :

« Chaque fois que tu ressens tristesse, colère, peur ou gêne, une pensée en est à l’origine, il suffit d’identifier celle-ci pour pouvoir modifier le sentiment en question. »

 

Astuce : Je vous encourage à utiliser un papier et un crayon pour schématiser cela afin que votre enfant comprenne parfaitement cette base.

 

Maintenant, lisez-lui cet exemple qui concerne un garçon lambda en décomposant la situation en 3 comme ceci :

Adversité :  le maitre m’a grondé en classe et tout le monde a ri de moi.

Interprétation : Il ne m’aime pas et maintenant les autres me prennent pour un nul.

Conséquences : j’étais vraiment triste ; j’aurais voulu disparaitre.

 

Demandez-lui si une autre interprétation du style « Tout le monde sait que le maitre est injuste… » aurait eu des conséquences différentes. Le garçon se serait-il senti aussi triste ? Aurai-il eu envie de disparaitre ?

 

Trouvez ainsi 2 autres exemples en le questionnant de la même manière sur une interprétation différente.

Insistez sur l’articulation entre adversité-interprétation-conséquences.

 

Dès le lendemain, rappelez-lui le principe et demandez-lui de vous donner 5 exemples issus de sa propre expérience.

« A quel moment t’es-tu senti mal (conséquences) ? Quel a été le déclencheur/la situation (adversité) ? Comment interpréter différemment (interprétation) ? »

Aidez-le en suggérant des situations (personnelles peut-être) ou inventez-en une en direct.

 

Martin Seligman préconise que votre enfant tienne un journal que vous l’aideriez à remplir au quotidien :

Le journal de bord de votre enfant :

Adversité :

Interprétation :

Conséquences :

 

Etape 2 : Apprendre la technique de réfutation

Reprenez des exemples que vous a donnés votre enfant dans l’étape 1 et soulignez que les idées qu’il a en tête lorsque se présente l’adversité ne sont pas forcément justes ni vraies. Il peut donc les remettre facilement en question.

Pour illustrer ceci, demandez-lui d’imaginer ce que dirait son pire ennemi en guise d’interprétation sur une situation le concernant. Concluez que chaque interprétation peut donc être réfutée afin que les conséquences soient plus à son avantage.

 

Reprenez maintenant le premier exemple en y greffant une réfutation et une dynamisation :

Adversité :  le maitre m’a grondé en classe et tout le monde a ri de moi.

Interprétation : il ne m’aime pas et maintenant les autres me prennent pour un nul.

Conséquences : j’étais vraiment triste ; j’aurais voulu disparaitre.

Réfutation : que le maitre me gronde ne signifie pas qu’il ne m’aime pas. En fait, il gronde à peu près tout le monde alors qu’il nous a dit que nous étions sa classe préférée. Oui, je faisais sans doute des bêtises à ce moment-là ; c’est pourquoi je ne lui en veux pas vraiment. D’ailleurs, tous les enfants de la classe ont eu droit à une remontrance au moins une fois.

Dynamisation : je suis encore un peu triste, mais beaucoup moins qu’au début, et je n’ai plus envie de disparaitre.

 

Trouvez ainsi 2 autres exemples et listez des réfutations possibles ainsi que les effets sur le moral de ces réfutations (dynamisations).

Apprenez à votre enfant à contester la première interprétation.

 

Le lendemain, rappelez ces 2 nouvelles articulations entre la réfutation et la dynamisation.

Puis, demandez-lui des exemples dans les situations qu’il a vécues.

 

Complétez ainsi le journal de bord de votre enfant avec lui.

 

Etape 3 : Apprendre la technique d’extériorisation des voix

Cette technique consiste à faire dire à un parent, une marionnette ou un jouet les pires images et phrases que l’enfant pourrait imaginer.

Pendant ce jeu de rôle, votre enfant devra riposter aux reproches émises. Cet entrainement lui permettra d’adopter un automatisme de contestation interne face aux pensées qui le blessent ou le bouleversent.

 

Conseils supplémentaires :

En toute humilité, je vais rajouter un élément supplémentaire à ces 3 étapes : l’humour.

En effet, quoi de plus efficace pour diminuer l’affect négatif que d’y saupoudrer quelques pincées de légèreté ?

Introduisez de l’humour dans la réfutation, inculquez à votre enfant l’art du second degré. Il vous remerciera. 🙂

 

Sinon, je tiens à insister sur l’importance de l’entrainement que vous lui donnerez. Vous devrez vraiment jouer le rôle de sparing partner afin de développer sa capacité à remettre en cause des interprétations négatives au profit d’interprétations positives et dynamisantes.

Je tiens aussi à rajouter que cette faculté de réfutation lui permettra de maitriser la réparti du tac-au-tac face aux critiques orales émises par ses pairs. C’est un sacré avantage dans la vie que de ne pas se retrouver désarçonné face à la moindre parole piquante.

 

Je vous conseille de poursuivre sur ce sujet de l’optimisme avec cet article qui évoque les situations délicates comme les disputes dans la famille, les séparations, la dépression et les résultats scolaires.

 

Source : la force de l’optimisme de Martin Seligman.

Disponible sur Amazon.fr ou en librairie.

 

On continue ?

Les phrases à dire pour apprendre l’optimisme à votre enfant ou cliquez sur l’image ci-desssous. 🙂

Les-phrases-qui-rendent-OPTIMISTE-2

Nous travaillons en ce moment sur un ebook à propos de la parentalité « épanouie ».

Pour être informé de sa disponibilité, n’hésitez pas à vous abonner à cette newsletter dédiée aux parents :

[wysija_form id= »3″]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.