La formule du bonheur (par un ingénieur)

Mo Gawdat est ingénieur de formation. Il est aussi un ancien employé de Google. Il a également entrepris un profond travail de réflexion sur ce qui le rendait heureux après avoir constaté que sa vie ne le satisfaisait pas.

De ce projet est née l’écriture d’un livre “La formule du bonheur” qui donne d’excellentes pistes pour trouver notre propre bonheur et non un concept, une recette universelle car celle-ci n’existe pas.

Le bonheur est d’abord une approche subjective, personnelle.

Pour débuter notre cheminement, Mo Gawdat nous offre une équation :

 

Ainsi, notre bonheur dépend de 2 facteurs que nous avons les moyens de modifier et d’adapter :

  • notre perception des évènements de notre vie : en changeant notre point de vue, en interprétant différemment, en pratiquant la gratitude, en prenant conscience de tout ce qui se passe bien pour nous, en se concentrant sur les évènements agréables, en considérant les “échecs” comme des expériences formatrices, …
  • nos attentes : si nous restons humbles dans nos attentes, nous risquons moins d’être déçu. Les attentes sont aussi révélatrices d’une connaissance de soi, de notre potentiel, de nos aptitudes,  etc. Attendre peu ou pas évite aussi de se projeter dans un futur incertain pour profiter du présent tel qu’il est, sans sur-couche de jugement. C’est le principe de base de la pleine conscience.

Si nous percevons ce qui nous arrive sans jugement “négatif” et si nous n’entretenons pas d’attente démesurée, nous serons plus sereins et même heureux.

En revanche, si nous interprétons chaque évènement de telle manière que nous ressentions de la frustration, de la colère, de l’amertume,… et que nous nous attendons à atteindre des objectifs irréalistes, nous nous exposons à une dégradation de notre bonheur.

Une des clés pourrait donc être, je vis ce que je vis sans juger et me juger et je prends la vie comme elle vient en prenant conscience de toutes mes petites réalisations et joies du quotidien et en lâchant prise sur ce que je ne contrôle pas (pour focaliser mon énergie sur ce que je peux faire maintenant ou dans un futur très proche) .

Prenons quelques exemples.

L’interprétation : si l’évènement initial est un léger accrochage de notre voiture : soit je suis heureux d’être en vie car l’accident aurait pu être plus grave,  soit je peste et me formalise d’avoir abimé du matériel. Ces deux facettes de l’interprétation alimentent soit une saine motivation et l’adoption d’actions concrètes rapidement (comme faire un constat, réparer la voiture,…) pour ne plus y penser et sentir son pouvoir sur la situation, soit de l’énervement et une réflexion parasitée par des émotions désagréables (“ça n’arrive qu’à moi”, “les gens ne savent pas conduire”, …). Ce deuxième état ne changera rien au fait (la carrosserie sera toujours abimée) mais nous y penserons et ruminerons longtemps. L’évènement sera comme un nuage noire au dessus de nos têtes.

Autre exemple en ce qui concerne les attentes : “je joue à des jeux de société pour gagner, je suis dans la compétition constante. ” révèle des attentes qui occultent le simple plaisir de jouer et de partager un moment avec des amis, la famille, etc. Les attentes peuvent créer de la frustration et des tensions voire de l’auto-dénigrement en cas d’échec. Et même en cas de satisfaction des attentes, l’habituation entraînera vers une escalade des objectifs et une projection constante dans l’avenir sans profiter du présent (“Je peux faire encore mieux la prochaine fois”).

 

Perception et attente : voici donc 2 premiers leviers à envisager pour augmenter notre niveau de bonheur en douceur.

 

À lire : “La formule du bonheur” de Mo Gawdat (Larousse) disponible chez votre libraire ou en ligne.

1 réponse

  1. Morel dit :

    Merci beaucoup pour le message qui résonne en moi

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