Le contact physique est un facteur de santé à tout âge

La science ne nous laisse plus raconter-2

“Trois hugs (accolades) par jour tiennent le médecin au loin” dit un proverbe américain rapporté par Isabelle Filliozat dans “Les autres et moi”.

 

Prendre quelqu’un dans ses bras, tout contre son coeur a des vertus fabuleuses. En effet, lorsque nous sommes touchés, l’ocytocine est sécrétée. Cette hormone est aussi appelée “l’hormone du bonheur” car elle diminue le stress, augmente nos défenses immunitaires, déclenche une sensation de bien-être, diminue notre rythme cardiaque et apaise les douleurs. Magique ! 🙂

Le contact physique est donc essentiel à notre épanouissement et à notre croissance. C’est vrai pour les bébés et tout autant pour les adultes.

Cependant, certaines personnes évitent ces contacts car la libération de leurs émotions, effet de l’ocytocine, leur fait peur et les ramène à des problématiques familiales qui prennent leurs racines dans les premières années de vie.

L’exemple que nous donne Isabelle Filliozat l’illustre parfaitement : Laurence affirme qu'”elle n’est pas bisou”, signifiant ainsi qu’elle préfère garder des distances avec ses pairs. Ses parents étaient froids et ne l’ont pas habituée à des câlins. Le raisonnement est donc le suivant :

“Si je sens du plaisir à recevoir des câlins, cela signifie que c’est bon, or, si un câlin est bon pour moi, pourquoi mes parents ne m’en ont-ils pas donné ?”. Cette remise en cause de la figure parentale et du lien d’attachement est difficile.

Il y a une autre conséquence aux carences en câlins : l’enfant prend à son compte les souffrances des parents en comprenant que s’il ne reçoit pas de signes physiques (ou oraux) d’affection, c’est qu’eux-mêmes n’en ont pas reçus et que ce manque leur est douloureux. L’enfant repousse donc l’idée de réclamer ce qui est pourtant un besoin et érige des murs qui se dressent toujours à l’âge adulte.

Les enfants carencés crient lorsqu’on les prend dans les bras, souligne l’auteur. La charge émotionnelle qui se relâche soudain par ce contact les submerge. C’est pourquoi il est nécessaire de leur demander la permission avant de les toucher. Afin qu’ils se préparent psychologiquement.

Petit à petit, ils s’habitueront et leur cerveau se reconstituera. Les carences affectives (comme la maltraitance) détruisent en effet les neurones.

Boris Cyrulnik l’évoquait dans cet article  : “Donnez de l’affection à un enfant abandonné, ses connexions synaptiques pousseront comme du blé qu’on arrose.”

trois hugs par jour tiennent le médecin au loin

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