Les 5 pièges des conditionnements de l’amour conditionnel

Nous parlons aujourd’hui du livre de Thomas D’Ansembourg « Cessez d’être gentil, soyez vrai ! » dans son édition illustrée.

cessez d'être gentil

On évoque souvent la notion d’amour inconditionnel dans l’éducation de nos enfants. Dans l’absolu, nous souhaiterions qu’ils n’aient aucun doute sur l’attachement profond que nous avons pour eux. Donc, nous faisons de notre mieux pour leur montrer (car il n’y a que des preuves d’amour, bien sûr). Mais…il y a une différence entre ce que nous voulons, ce que nous disons et ce qui est réellement COMPRIS. Ne sommes-nous pas passés par là, d’ailleurs ?

Peut-on imaginer quelques secondes les impacts d’un message mal décodé sur leur vie future…

Prenons quelques exemples :

« Tu serais gentil de ranger ta chambre. »

« Tu serais gentil de mettre ta belle chemise pour aller chez grand-mère. »

« Tu serais gentil de ramener de bonnes notes. »

Voici comment l’enfant que nous avons été a pu comprendre ce type de phrases « anodines » :

« Je t’aime si tu ranges ra chambre. »

« Je t’aime si tu mets les vêtements que je choisis pour toi, parce c’est moi qui sait. »

« Je t’aime si tu ramènes de bonnes notes. »

Oups…

Oups car la répétition de ces formulations a imprimé deux choses dans leur/notre coeur et dans leur/notre cerveau :

1) une insécurité affective fondamentale : « si je ne fais pas ce qu’on m’a demandé, va-t-on encore m’aimer ?« 

2) une croyance de base : « Pour être aimé, je dois répondre à une attente, me conformer à une norme, fournir un résultat, rendre des comptes, mériter, faire des efforts…« 

 

Et voilà, nous sommes dans les pièges du conditionnement de l’amour conditionnel.

Ils sont au nombre de 5 :

 

1) J’ai plus appris à faire qu’à être

Alors, on dit « oui » à tout pour paraitre sympathique à tout le monde. Jusqu’à ce que nous craquions…

2) Je n’ai pas mis l’estime de moi en moi, mais dans le regard des autres

On s’adapte ainsi continuellement pour « plaire » aux autres…quitte à en faire trop !

3) J’ai peur de la différence

Nous refoulons nos différences (de peur d’être rejeté) et nous tolérons l’autre dans la mesure où il nous ressemble…c’est rassurant…

Et pourtant, désaccord ne signifie pas désamour !

4) Je ne sais pas dire « non »

…alors je dis oui et je déprime.

Comme le précise Thomas D’Ansembourg, nous devons avoir de l’assertivité (avoir suffisamment de confiance en soi et d’estime de soi pour prendre sa place dans la relation, sans agression ni démission). Cela passe par une écoute active des besoins de l’autre et une expression des nôtres.

5) J’ai du mal à faire bon usage de mes sentiments

Il est vital de s’interesser à ses émotions pour deux raisons:

A) les émotions dont nous ne nous occupons pas s’occupent de nous (la colère, le deuil,…)

B) Je ne peux pas comprendre les sentiments des autres si je ne comprends rien aux miens. Empathie !

 

La solution pour contourner ces pièges ?

La communication non-violente !

 

Quelques illustrations tirées de « Cessez d’être gentil, soyez vrai ! » dont je vous conseille la lecture :

Disponible sur amazon.fr .

 

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