Exercice : héritage parental…et pardon

“Les enfants commencent par aimer leurs parents ; en grandissant, ils se mettent à les juger-parfois ils leur pardonnent.”

Oscar Wilde

Les enfants commencent par aimer leurs

L’exercice que je vous propose aujourd’hui est extrait du livre “l’année du bonheur” d’Isabelle Filliozat. Il concerne les relations que nous entretenons avec nos parents et permet d’explorer notre passé commun.

Je le trouve particulièrement puissant car il permet de déconnecter les circuits inconscients qui nous font reproduire aujourd’hui ce que nous avons vécu à leurs côtés.

En effet, quoi qu’on en dise, tout ce à quoi nous assistons étant enfant se grave dans notre mémoire, nos pensées et influe sur notre comportement. La fréquence d’exposition favorise ce conditionnement.

 

 

Déconnecter les processus de pensée inconscients

Des parents critiquaient systématiquement les voisins ? Il y a de fortes chances que vous ayez gardé cet esprit critique et que vous ayez quelques problèmes relationnels tant la distance que vous impose le jugement est palpable. Les relations sociales sont une danse. Si l’un des deux danseurs est désynchronisé ou trop distant, le résultat n’est pas exceptionnel.

On vous a étiqueté pendant toute votre enfance ? intelligent, idiot, maladroit, timide ? Il est fort possible que ces simples mots aient forgé votre personnalité, que vous ayez peur de l’échec car vous êtes censé être “intelligent”, etc.

Pour poursuivre dans ces automatismes, il arrive, volontairement ou pas, que les parents interdisent l’expression des émotions chez leurs enfants en les niant, les ignorant ou les moquant. Ceci car eux-mêmes ont subi ce type de communication anti-émotion. Il en découle un manque de confiance en soi et une grande difficulté à prendre des décisions (car écouter et se fier à ses émotions est indispensable à la prise de décision).

Autre aspect de nos vies : la confiance en soi. Le premier pilier de cette construction de la confiance en soi est l’attachement sécure via les preuves d’amour et d’attention. Si ces preuves ont été insuffisantes ou absentes, cela peut avoir de nombreuses conséquences comme l’incapacité d’aimer à notre tour ou encore un déficit de confiance en soi.

Idem si notre mère était impuissante face à un père trop autoritaire ou encore si un de nos parents ne cessaient de douter de ses capacités (à haute voix). Nous avons peut-être acquis des réflexes d’auto-défenses ou de dénigrement personnel en nourrissant un sentiment d’impuissance face aux autres et à la vie.

 

 

Extraire les aspects positifs du passé

L’autre face de cet exercice est aussi importante : elle permet de focaliser notre attention sur tous les aspects positifs de notre enfance et de se replonger dans les émotions associées. Au delà de la nostalgie, ce flashback provoquera une bouffée de bien-être et de sécurité qu’il est bon de ressentir en pleine conscience.

 

Pour conclure sur cette introduction : Si nous revisitons notre passé pour en extraire le positif, affronter constructivement le négatif, pardonner et si nous nous servons de l’écriture pour nous libérer de pensées encombrantes et  d’émotions douloureuses, il est possible de vivre mieux, plus sereinement et de cesser de reproduire ces schémas avec les personnes avec qui nous vivons (enfants, conjoints, amis, etc.).

C’est tout l’objet de cet exercice profond et efficace qui revient à se questionner sur qui nous sommes vraiment et s’engager dans des actions réparatrices.

 

J’espère que cela vous aidera.

 

Exercice :

  • je prends conscience de mon héritage paternel : attitudes, valeurs, mimiques, émotions : je répère ce que j’ai incorporé de lui consciemment.
  • je reconnais et j’aime le positif.
  • pour ce que je n’aime pas, j’exprime sur une lettre ce que j’ai ressenti, enfant, face à ces comportements paternels. J’exprime ma souffrance, ma peur, ma détresse. Je dis ma colère pour me libérer de mes imitations inconscientes.
  • Je demande réparation de manière à pouvoir restaurer une relation harmonieuse.

 

Source :

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2 réponses

  1. Muriel dit :

    Bonjour,
    Il serait bon de parler d’héritage parental jusqu’au bout de l’article car il n’y a pas que l’héritage paternel mais tout autant l’héritage maternel

  2. Haas dit :

    Bonjour, oui tout à fait d’accord. L’héritage maternel aussi.

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